Symboles funéraires, abréviations, imageries de nos cimetières de E à G

Le symbolisme funéraire peut être révélateur de la personnalité du défunt ou des conditions de sa mort. La "lecture" du symbole peut déterminer la tranche d’âge lors du décès, le sexe, l’état civil, le métier, les options philosophiques et politiques... Toutefois, une mise en garde est nécessaire ; le symbole se lit mais n’est point une grammaire aux règle intangibles; les exceptions sont légion. De E à G.


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L'encrier
L'encrier sera présent plus particulièrement sur la tombe d'un écrivain, d'un compositeur de musique, d'un historien. Souvent, une plume l'accompagne.

L'épée
L'épée est présente sur la sépulture des soldats morts au combat, elle suggère alors la bravoure et la défense de la Patrie. Elle orne plus souvent la tombe d'officiers que de simples militaires.
Sur la tombe d'un homme de loi, elle évoque la Justice qui sépare les bonnes actions des mauvaises. Elle sera, dans certains cas, l'axe qui soutient les plateaux de la balance.
Elle peut aussi être révélatrice du métier de policier ou de la passion du défunt pour l'escrime. Dans ce cas, l'épée peut prendre la forme du fleuret.
Voir aussi Le cœur, La balance.

L'équerre
Voir Le compas.

L'étoile
L'étoile à cinq branches (pentagramme) ou à six branches (hexagramme) est source de lumière, elle est l'astre qui luit dans la nuit, la Mort. Assimilée aux cieux, l'étoile est le but à atteindre, elle éclaire le chemin que l'âme doit emprunter. Elle peut symboliser la promesse d'une nouvelle vie: la lumière dans les ténèbres.
Sur une sépulture juive, l'étoile à six branches est le sceau de Salomon constitué de deux triangles inversés et entrecroisés.
Si l'étoile à cinq branches comporte en son centre la lettre G, elle sera souvent accompagnée de l'équerre et du compas. L'"étoile flamboyante" indique alors la tombe d'un compagnon du Tour de France ou d'un franc-maçon.
Une étoile à cinq branches avec, en son centre, la faucille et le marteau ornera la tombe d'un militant communiste.
Un drapeau du Congo belge avec l'étoile à cinq branches en son centre peut orner la tombe d'un ancien colonial.

L'étole
L'étole est l'insigne liturgique formé d'une large bande d'étoffe et porté par l'évêque, le prêtre et le diacre; elle indique la tombe d'un prêtre.
Elle peut pendre à partir de la traverse de la croix ou reposer sur le crâne, souvent entourée, dans ce cas d'autres attributs du mystère du prêtre, dont le calice.

Les Évangélistes
Les quatre Évangélistes sont souvent représentés en compagnie de leur symbole: Marc et le lion, Matthieu et l'ange, Luc et le taureau, Jean et l'aigle.
Des constructions basées sur les quatre colonnes peuvent suggérer les évangélistes.

La faucille
La faucille, outil de la moisson comme la faux, peut symboliser la mort dans le cycle de la vie et, en même temps, annoncer la naissance, la renaissance ; l'épi devant être séparé de la tige.
La lame est forme de lune suggère la nuit et la mort.
Un enfant, par exemple, peut couper au moyen de la faucille la tige de la fleur-vie. Entrecroisée avec un marteau, la faucille se distinguera sur la tombe d'un membre du parti communiste. Le marteau, ici, représente l'ouvrier et la faucille, le paysan unissant leurs efforts pour un mieux être.

La faux
La faux est un attribut de Chronos, de Saturne, les personnifications du temps et de la Mort, suggérées par un squelette.
Outil tranchant qui coupe le blé, la faux égalise les êtres humains au moment de la mort.
Elle peut être représentée tenue par un squelette.
La faux peut être présente comme élément de la panoplie d'outils de l'agriculteur.

Le flambeau
Voir La flamme.

Le flambeau retourné
La flamme suggère la vie. Contenue dans un flambeau retourné, elle va inexorablement s'éteindre par le manque d'oxygène; ces symboles suggèrent dès lors la mort. Ils peuvent aussi représenter l'espoir dans la Résurrection, car le flambeau remis dans sa position normale, la flamme rejaillira.
Le flambeau représente l'enveloppe corporelle humaine, et la flamme, l'âme qui s'échappe lors du décès.
Dans certaines régions, le flambeau retourné est indicatif de la sépulture du libre penseur.

La flamme
La flamme évoque la vie. Elle peut aussi suggérer le souvenir vivace et la transmission, c'est pourquoi une flamme perpétuelle brûle au-dessus de la tombe du soldat inconnu et que le relais sacré consiste en le passage d'une région à l'autre de la flamme du souvenir.
Elle est régulièrement présente dans l'image du Phénix.
La flamme peut aussi représenter la pensée qui permet d'orienter la marche dans les ténèbres. Elle se retrouve dès lors sur la tombe de libres penseurs qui assimile les ténèbres aux dogmes et à l'obscurantisme. Elle sort de flambeau ou de la lampe à huile.
Une autre interprétation de la flamme est la transfiguration de l'âme qui s'échappe du corps avec la mort qu'on retrouve surmontant la lampe à huile ou s'échappent du flambeau droit ou retourné.
Certains cimetières comportent à l'entrée un phare, une lampe des morts. Des tombes sont équipées de lanternes pour contenir une bougie.

Les fleurs
Les fleurs sont associées aux fêtes, aux événements et aux grandes étapes de la vie.
Dans Épilogues II, Remy de Gourmont note que "les morts aiment qu'on leur donne des fleurs. Les gerbes leur sont agréables, mais surtout les couronnes. La couronne offerte aux morts est symbolique de l'élection paradisiaque. Ce n'est pas autre chose que la couronne des élus, accessoire des jeux païens que le christianisme conserva pour en faire l'insigne de la victoire suprême."
Elles sont assimilées au printemps, à la naissance, à l'éclosion de la Vie.
Avec la Mort, les fleurs sont un espoir, une promesse d'une nouvelle vie ou de la Résurrection. Elles sont aussi une évocation du caractère éphémère de la Vie, sauf lorsqu'elles sont séchées pour devenir les immortelles.

Le fourquet
Le fourquet est une pelle aux parties ajourées qui permet de brasser le moût dans la cuve matière de la brasserie. Cet outil symbolise le brasseur. Il peut être surmonté du panier servant au filtrage.

Le fruit
Les fruits tels que le gland, la carotte de pin… sont présents. Ils apparaissent après la floraison (la maturité, l'âge adulte), à l'automne (la vieillesse et l'annonce de la mort) mais suggèrent surtout le printemps et la promesse d'une nouvelle naissance, la renaissance.
Ils sont aussi une allusion plus ou moins explicite au sexe masculin et à la conception.
Variante: un fruit déposé sur l'urne.

G
Voir L'étoile.

Le gland
Voir Le fruit.

Le globe crucifère
Le globe entre les mains de l'autorité temporelle (le roi, l'empereur…) ou intemporelle (le christ) représente l'espace du pouvoir ; surmonté de la croix, il suggère l'universalité du christianisme.

Le grillage
Voir Les bornes.

Les guillochis
En héraldique, la technique des guillochis permet de représenter les émaux (les métaux, couleurs et fourrures) du blason par un fond uni, un pointillé ou des hachure :
Fond uni: argent
Pointillé: or
Hachures verticales: de gueules (rouge)
Hachures horizontales: azur (bleu)
Hachures verticales sur des horizontales: sable (noir)
Hachures diagonales allant de droite à gauche: sinople (vert)
Hachures diagonales allant de gauche à droite: pourpre.

Jacky Legge


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