Le mauvais payeur belge est célibataire⦠et actif!
Selon une enquête dâIntrum Justitia, a population célibataire active (la moitié avec des enfants lâautre moitié sans) représente la majorité des mauvais payeurs (36%). Plus dâun tiers des débiteurs éprouvent des problèmes financiers ou sont surendettés; un quart ne peuvent plus payer leurs factures pour cause de chômage, dâune maladie ou dâun divorce.
Les grandes conclusions de cette enquête menée en juin 2005 par Intrum Justitia auprès de 2 500 mauvais payeurs faisant partie du fichier des débiteurs est riche dâenseignements. Dâautant quâIntrum Justitia - une société active dans la gestion des crédits - ne lésine pas sur les justifications parfois abracadabrantes données par ces mauvais payeurs.
La majorité des mauvais payeurs ont un emploi
Parmi les 2 500 personnes interrogées, plus de la moitié (53%) ont un emploi. Ce qui est un résultat pour le moins étonnant. Pour un tiers dâentre eux (35%), la dette dépasse les 500 euros. Seul un dixième des personnes interrogées invoque le chômage comme raison du non paiement des factures.
34% des personnes ayant un emploi sont seules sans enfant â parmi celles qui ne travaillent pas ce chiffre sâélève à 37%.
Les jeunes ménages représentent la majorité des mauvais payeurs. 63% de la tranche dââge jusque 25 ans sont célibataires sans enfant, seul un quart de ces personnes interrogées ont des enfants. 38,4% de cette tranche dââge avouent avoir des problèmes financiers bien que 51% aient un emploi.
Seul un dixième affirme que câest le chômage qui est responsable de leur incapacité à payer leurs factures ; un dixième des interrogés affirme également ne pas avoir reçu de facture. Une personne a invoqué comme raison le fait quâelle a perdu son GSM, ce qui lâempêche de payer sa facture de télécoms.
La tranche dââge la plus représentée est celle entre 26 et 45 ans. 53% dâentre eux ont des enfants, 33% sont célibataires sans enfant, 14% sont mariés ou cohabitants sans enfant. Plus de la moitié dâentre eux (55%) ont un emploi pourtant 39,5% affirment éprouver des problèmes financiers. 5% invoquent leur divorce comme cause (une femme a affirmé ne plus pouvoir payer ses factures de peur dâêtre tabassée par les enfants de son ex-conjoint), un dixième invoque le chômage, 6% une maladie â une personne a cité la maladie mais a ensuite spécifié quâil sâétait cassé les deux pieds et ne pouvait donc plus payer ses factures.
Le nombre de personnes refusant tout simplement de payer leurs factures sâélève à 4% pour cette tranche dââge, soit un pourcentage un peu plus élevé que la moyenne. 13% des gens prétendent que la facture a mal été établie. La majorité des gens invoquant cette excuse ont bien contracté en leur nom propre mais pour quelquâun dâautre, et câest là que réside le problème. Un célibataire sans enfant a cité une excuse remarquable. Il travaillait tellement quâil nâavait pas le temps de payer ses factures. Une autre personne ne peut pas les payer car elle nâa pas de voiture.
Câest dans cette tranche dââge que les dettes sont les plus élevées, tout comme chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Pour 55% des interrogés, ce montant est supérieur à 250 euros.
Et les "jeunes seniors" ou les "seniors"⦠tout court ?
Parmi la tranche dââge des personnes âgées entre 46 et 65 ans, 62% ont des enfants et 50% un emploi. 66% doivent faire face à des problèmes financiers, 16% sont dans lâincapacité de payer leurs factures en raison dâune maladie, (le deuxième pourcentage le plus élevé parmi toutes les personnes interrogées !). Une des personnes interrogées a affirmé avoir sans doute toujours confondu ses factures avec de la publicité et les avait donc systématiquement jetées.
Parmi les personnes âgées de plus de 65 ans, près dâun tiers travaille encore (27%). Les difficultés financières constituent la raison de non-paiement pour près de la moitié dâentre eux â la plupart indiquant que leur pension ne suffit pas, pour un tiers câest la maladie.
"Il est remarquable que ce nâest pas le groupe le plus prévisible, comme les chômeurs ou les célibataires avec enfants qui représentent la majorité des mauvais payeurs. Ce sont les personnes ayant un emploi, souvent des célibataires sans enfant, qui sont endettées. Peut-être est-ce également la catégorie de personnes qui souhaitent impressionner leur entourage et vivent donc au-dessus de leurs moyens", affirme Robin Vieveen, Managing Director dâIntrum Justitia.
