Pékin, mini-guide pratique

Chine (photo Claire Allard)Ou l'on voyage à travers des circuits formatés sans se poser de questions. Ou l'on tente de plonger dans la vie pékinoise. Autant cependant en connaître les codes car la vie en Chine et notamment à Pékin, les us et coutumes sont différents de nos usages occidentaux.


La monnaie

La monnaie chinoise est le yuan. Un yuan vaut environ 0,10 euro. La conversion n’est donc pas difficile à effectuer. Heureusement d'ailleurs car vous aurez besoin de calculer vite lorsque vous marchanderez, pratique plus que courante en Chine. En effet, le marchandage est de mise dès qu’un prix n’est pas indiqué et doit être demandé au vendeur (n’essayez donc pas de marchander dans un taxi ou dans une grande surface).

Vous vous appercevrez vite qu’un billet d’un yuan a beaucoup plus de valeur qu’une pièce de 10 cents de chez nous. Sachez qu’en grande surface une bouteille de bière de 600 ml coûte 2 yuans...

La circulation

Les transports en communs sont assez faciles d’accès. Le métro est plus facile à prendre que le bus; les stations (dont les noms sont écrits en chinois et en anglais) sont plus repérables qu’en bus ou il faut plutôt reconnaître le quartier. Un trajet en métro coûte 3 yuans et un trajet en bus 1 yuan.

Le plus simple évidemment reste le taxi, et les tarifs sont loin d’être rebutants. La prise en charge est de 10 yuans et le compteur tourne infiniment lentement par 1 yuan. Pensez à disposer de l'indication du lieu où vous voulez vous rendre, écrit en chinois. Votre prononciation chinoise étant sans doute laborieuse, vous risquez de ne pas vous retrouver au bon endroit même avec toute votre bonne volonté ainsi que celle du taximan.

Sur la route à Pékin (photo Claire Allard)Pour les trajets plus ou moins courts, n’hésitez pas à y aller à pied, vous découvrirez sûrement des ruelles sur lesquelles vous ne seriez pas tombés si vous ne flaniez pas. Attention, à Pékin, plus le moyen de locomotion est grand, plus il a la priorité... Piétons, soyez sur vos gardes. La ville est égalemement remplie de vélos (et de pousses-pousses : pour ces derniers, négociez le prix de votre trajet avant embarquement).

La nourriture

Au restaurant, le premier réflexe d’un européen est de choisir un plat qui lui plait. Là-bas, c’est autre chose, si vous prenez un plat de boeuf, vous n’aurez que du boeuf, pensez donc à commander différents plats de viandes, légumes, accompagnements que vous partagerez (en faisant tourner la plaque tournante au milieu de la table). N’ayez pas peur de rentrer dans des restaurants aux airs chics, le prix de votre repas ne dépassera surement pas 5 euros.

Préparation de la nourriture chinoise (photo Claire Allard)Vous trouverez énormément de nourriture vendue dans la rue, dans des petites aubettes ouvertes. On ne peut que vous conseiller de goûter si l’odeur ou l’environnement vous en fait envie... On voit parfois des viandes rouges rester toute la journée à l’air, certains relents de cuisine peuvent vous donner la nausée mais il est également possible de trouver de délicieuses brochettes!

Une autre chose à noter, si votre séjour est long, le goût du pain vous manquera. Il est possible de trouver du pain de mie (pas follement goûtu !) dans des grandes surfaces et il existe quelques boulangeries (mais elles sont loin d’être présentes à chaque coin de rue!) ou vous trouverez du pain avec plus de goût, mais toujours du pain de mie ou un peu brioché...

Si le mal du pays vous vient, sachez que Pélin compte beaucoup de McDonald's et de KFC, ce qui peut parfois vous ravigorer! (comptez 15 yuans pour un maxi-menu!).

Les autochtones

Les Pékinois sont de nature sympathique. Nne voyant pas souvent d’Européens, ils sont heureux de discuter avec nous, d’apprendre nos façons de faire et de nous apprendre les leurs.

Pékinois en rue (photo Claire Allard)

Si vous demandez votre chemin en rue, pas de soucis, on vous répondra toujours... Par contre, vous ne pouvez pas être sûr de la réponse; en effet, quand ils ne connaissent pas la réponse, il répondent quand-même pour ne pas vexer l’interlocuteur.

Les Chinois ont pour habitude de cracher en rue (mais pas discrètement, on entend souvent des raclements de gorge assez puissants avec le jet de salive). Il faut dire qu’après plusieurs jours dans la capitale, la pollution nous attrape à la gorge, et nous sommes également tentés de nous y mettre. Il y a pour l’instant une campagne pour des "comportements civiques"; avant les Jeux Olympiques, les autorités ont voulu instaurer une lois contre le crachat en rue et inciter à faire la file avant de rentrer dans le bus, etc.

Les signes

Les gestes et signes pour exprimer diverses choses diffèrent de chez nous, en voici quelques uns à retenir... 

Vous avez ici les chiffres en image :

Chiffres en signe en Chine

Si vous devez aller aux toilettes, ce signe pourra vous être utile (en effet, ce n’est pas toujours facile à mimer si l’interlocuteur ne parle pas anglais !) : avec votre main droite, faites un demi-cercle avec l’index et le pouce, laissez les 3 autres doigts tendus. Votre main représente les lettres W et C , le chemin vous sera alors normalement indiqué.

Dans un taxi il vous arrivera souvent de vouloir demander au conducteur de s’arrêter à un endroit précis, l'injonction "stop" n’étant pas toujours comprise, posez vos mains en T (comme le temps mort au foot) et le taximan comprendra.

Le shopping

IShopping à Pékin (photo Claire Allard)l y a différents type de shopping : dans les marchés, les centres commeriaux et les petits magasins. Vous vous retrouverez à marchander dans ces 3 endroits de vente. Le prix peut paraître minime au départ, mais vous pouvez le réduire d’au moins 2/3 pour approcher du prix réel. Les vendeurs ont tous une calculette qu’ils utilisent pour marchander avec les étrangers. Ils inscrivent leur prix (disons 90 yuans pour une tunique chinoise sur un marché), vous le réduisez selon votre idée (20 yuans), le vendeur vous rira au nez, ne vous sentez pas gèné, ce n’est qu’une technique, il réduira son prix petit à petit, n’augmentez pas, réécrivez inlassablement votre prix, il finira par un prix approchant le votre et tout à fait acceptable (bien que le premier prix était acceptable pour vous, mais le jeu est là, ne pensez pas le priver de quelques choses en marchandant, s’il accepte, c’est qu’il n’y perd pas!), vous tomberez donc d’accord sur 30 yuans.

Il est aussi possible de dire d’accord pour un prix plus haut mais alors avec tel produit en plus. Ne paraissez jamais intéressé ! Si vous demandez un prix, n’hésitez pas à montrer que vous le trouver trop cher et partez, la plupart du temps le commerçant vous crie des prix à la descente, en quatre ou cinq pas sans se retourner, il aura déjà baissé tout seul le prix de moitié ou plus !

Les commerçants vous appelleront en vous mettant leur marchandise sous le nez, n’ayez pas peur d’être ferme. Pensez à comparer les prix d’une échoppe ou d’un magasin à l’autre.

Les centres commerciaux ne sont pas forcément comme on les imagine. En effet, vous arriverez dans d’énorme surfaces où les étages sont divisés par produits : chaussures (forte odeur de caoutchouc donnant mal à la tête au bout d’un moment!), vêtements de sport, vêtements traditionnels, bijoux, sacs et portefeuilles, gadgets souvenirs, appareils photos,... Ce sera vraiment le moment de faire de bonnes affaires...

La photo

Si vous désirez photographier des habitants dans leur vie de tout les jours, montrez votre appareil d’un air interrogatif et il vous répondront très souvent par un signe de tête positif.

Les Pékinois et autres touristes chinois ne voyant pas souvent d’Européens (la situation changera peut-être avec les JO) vous serez étonnés de voir que vous êtes une curiosité. Certains demandent pour faire des photos avec vous, d’autres font semblant de prendre leur ami en photo (sur fond d’Européens); une fois "démasqués", ils seront très heureux de faire de vraies photos avec vous si vous leur proposez.

Les soins

Massage à Pékin (photo Claire Allard)En allant en Chine, c’est sûr qu’on ne pense pas forcément se rendre chez le coiffeur. Pourtant l’expérience est intéressante! Pour 2 euros, vous vous faites couper les cheveux; pour 3 euros, vous avez un massage en plus.

Pour la coupe, il suffit de montrer votre désir dans un des magazines qu’ils ont, pas besoin de la langue dans ces cas là. Pour le massage, vous pouvez tomber chez des coiffeurs-masseurs pas très délicats, quand vous en sortez vous n’êtes pas vraiment sûr d’être plus détendus qu’avant (et vous pourrez peut-être voir apparaître des bleus sur votre peau plus tard!). Chez certains coiffeurs, on propose d’autre sorte de massages, disons plus intimes.

Si vous voulez un vrai massage avec des huiles, allez dans un centre spécialisé. Les prix diffèrent selon le genre de centre; certains prix dans des salons de massage très clean au style très européen se raprpochent des nôtres. Vous pouvez aussi trouver des prestations à un tarif d'environ 7 euros l’heure pour un massage du corps dans un salon plus cosy moins froid.

Les toilettes

Dans les hôtels, vous trouverez des toilettes européennes. Les toilettes publiques, elles, sont des toilettes dites à la turque, c’est-à-dire un trou. Les odeurs sont parfois difficile à supporter; pensez à amener avec vous du papier hygiènique car il n’est pas souvent fourni. Dans les toilettes publiques, vous avez parfois la chance d’avoir une toilette pour handicapé sur laquelle vous aurez alors l’occasion de poser votre derrière. Bon à savoir également : les Chinois n’ont pas pour habitude de fermer la porte des toilettes...

Un dernier conseil

Après ces informations, si vous partez en Chine, je vous conseille bien sûr d’acheter un bon guide et il est encore mieux d’en avoir plusieurs car en ne se basant que sur un seul, vous risquez de ne pas voir certains endroits qui valent la peine d’être visitées. Ne vous focalisez pas sur les grands lieux touristiques, vous pouvez jouir d’un magnifique voyage grâce aux promenades dans les rues et les parcs, ne les oubliez pas !

Claire Allard
                     


Partager







© Vivat.be 2014

Contact | Qui sommes nous?