Bucarest, potentiel inavoué en quête de lumière

L'ancien palais de Ceaucescu à BucarestOn pourrait dire que Bucarest a tout pour plaire mais qu’elle n’en n’a pas encore pris conscience. L’essentiel est donc de se défaire des a priori, d’aller au devant d‘elle, de la découvrir telle qu’elle est, sans plus attendre, avant qu’elle ne devienne aseptisée et programmée par tous les tours opérateurs.


Dans la descente de la Calea Victoriei, le chauffeur de taxi ralentit soudain sa vive allure et fait le geste de l’hélice en désignant à sa gauche l’ancien siège du parti communiste. C’est en effet du toit de ce bâtiment purement moscovite que l’ancien dictateur Ceausescu tenta de fuir le peuple en révolte, à bord de son hélicoptère, à la veille de Noël 89.

Liberté affichée

20 ans déjà... la chute du tyran des Carpates. 20 ans de liberté rattrapée, regagnée, sur 40 ans d‘isolement et de privations. Bucarest n’échappe pas à la règle. Chez elle comme dans toutes les autres capitales et métropoles de l’ex bloc soviétique, la liberté s’est traduite par une extrême propension à se réunir, mais aussi par un engouement à se déplacer, à rouler à tombeau ouvert sur des boulevards jadis déserts. A grands renfort de klaxon, de crissements de pneus, sous les yeux de policiers presque fatalistes.

La liberté s’est également exprimée par un désir effréné de consommer. Acheter, acheter pour acheter parfois, comme une revanche sur le passé. Boire un verre en terrasse, manger une glace, faire les courses sans deux heures de queue, faire du shopping, sortir au casino, en boîte de nuit ou s’offrir une soirée au théâtre, voila aujourd’hui des acquis dont les Roumains, malgré des revenus modestes, savent profiter avec enthousiasme. La chaleur au ventre, ils croquent la vie à pleine dent.

Vive et naturelle

Qu’importe dès lors ces façades usées, ces câbles électriques enchevêtrés, ces traversées de chaussée périlleuses. Oui, qu’importe, on aime ce joyeux désordre assumé, quasi napolitain, qui règne d’un bout à l’autre de Bucarest, de la Piata Romana au grand marché d’Obor, du très fréquenté quartier Unirii à la gare du nord. Le chef lieu de la Munténie, fort de ses 2,3 millions d’âmes, bouillonne de spontanéité, de convivialité, de curiosités.

Piata Romana, l'un des lieux très animés du centre-ville de Bucarest

Bucarest possède des monuments étonnants, des places riches en symboles, des rues et des passages hauts en couleurs, une dizaine de lacs, des aires de promenades immenses, aérées, festives, sans oublier ses salles de concerts, son opéra, ses théâtres et ses nombreux musées.

Citadine et rurale

De tous les sites de la ville, c’est traditionnellement le Parlement qui attire tous les regards.  C’est un édifice démesuré, un quartier à lui seul, qui atteste de la mégalomanie de l’ère Ceausescu. Les chiffres donnent le vertige: 45.000 m2 de surface au sol, 400.000 m² habitable, 100 mètres de haut! 2e plus grand bâtiment du monde après le Pentagone, l’actuel siège de l’assemblée nationale serait, dit-on, visible depuis la lune…  Info ou intox? Une chose est sûre, la nation se l’est aujourd’hui réapproprié.

L'ancien Palais de Ceausecu est aujourd'hui le siège du Parlement roumain

Parmi les autres lieux d’importance figurent la place de la Révolution, le Théâtre National, situé au métro Universitatea, ou encore l’Opéra, dans le prolongement du boulevard de la Reine Elisabeth. Dans la série "à voir absolument", rendez-vous au pied de l’Arc de Triomphe, qui marque au nord ouest l’entrée du centre. On se croirait pour un peu à Paris, place de l’Etoile, à ceci près que l’endroit est bordé par Herastrau, un parc exceptionnel, havre de verdure et de fleurs entretenu avec beaucoup de soin, qui attire les Bucarestois avides de détente, mordus de pédalo ou de glissées en barque.

L'Arc de Triomphe, qui donne sur l'Avenue Kiseleff et rejoint la Place de la Victoire à Bucarest

Tout à fait en lisière se trouve le Village Museum.Décor champêtre et typique. L’occasion rêvée, pour environ six lei (environ 1,50 euro) d’avoir un aperçu de la campagne roumaine sans quitter la capitale.

Le parc Cimigiu, l'une des vastes aires de détente de la capitale roumaine

Enfin reconnue?

Le Ministère Roumain du Tourisme, sous l’impulsion d’Elena Udrea, sa nouvelle résidente, semble avoir enfin compris que le secteur du tourisme avait autant ses chances de se développer dans la capitale qu’à Constanta, sur le Mer Noire, ou qu’à Sibiu, dans les terres, où l‘affluence des visiteurs est là déjà importante.  Au  printemps, il a ainsi lancé une campagne de promotion parrainée par Nadia Comaneci et Ilie Nastase, deux légendes du pays populaires dans le monde entier, espérant de la sorte renforcer ses villes fanions, et voir Bucarest égaler dans les prochaines années ses sœurs de province.

Le Village Museum, un air de campagne au coeur de Bucarest

Faire connaître la cité de "Bucur" bien au-delà des voyages d’affaires qu’elle génère, ne plus seulement la traverser mais y rester pour plusieurs jours, tel est le défi de la décennie à venir.

Infos pratiques

Nom: Bucarest
Région: Munténie (ou Valachie)
Climat: continental ; + 30°C en été, souvent - 10°C en hiver.
Superficie: 228 km²
Population: environ 2,3 millions d’habitants
Langue: roumain (officielle), mais aussi français et anglais
Religion: orthodoxe (85 %)
Monnaie: le leu (RON); 1 leu = 4 euros
Exemple de prix: taxi (1,50 leu / km). Menu plat, dessert, café (30 lei)

Y aller

De multiples compagnies aériennes, classiques ou low cost, telles Tarom, Wizzair ou Blue Air, assurent des liaisons quotidiennes entre la Belgique, la France, et les aéroports de Bucarest, Otoponi et Baneasa.

Se renseigner

Office de Tourisme de Roumanie

  • À Bruxelles: rue Montoyer, 6 – tél. +32 2 502 46 42
    E-mail:
    info@roumanie-tourisme.be
  • A Paris: 7 rue Gaillon – tél. +33 1 40 20 99 33
    E-mail:
    info@guideroumanie.com

Idée d’hébergement: faites étape au Novotel City Centre!

Situé idéalement, dans la rue de la Victoire (Calea Victoriei), à quelques minutes à pied du Palais royal, de l’Opéra et de la Place de la Révolution, le Novotel Bucarest City Centre est un havre de détente singulier, entre cœur historique et animation des grands boulevards.

L’établissement est l’un des plus récents de la ville, également l’un des premiers à incarner la nouvelle génération des hôtels Novotel dans le monde, avec un confort et des services irréprochables. Il se décline en 258 chambres, abrite un restaurant nommé Café Théatro, 1 bar trendy baptisé 37, ainsi que 5 salles de réunions, 1 business center, 1 casino, 1 piscine, 1 spa et 1 salle de fitness.

Son architecture extérieure est hors du commun, elle associe les colonnes blanches et le porche d’entrée de l’ancien Théâtre national, qui jadis rayonnait ici, et la luminosité qu’apporte sa façade vitrée supérieure.

Novotel Bucarest City Centre, Calea Victoriei 37b.
E-mail:

H5558@accor.com

Site web:
www.novotel.com
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Louis-Cyril Tharaux


 


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