Belfast a vaincu ses démons et pris goût au tourisme

Mur à BelfastElle aurait pu sombrer, comme le Titanic qu’elle a vu naître dans ses cales. Mais après plus de 30 ans d’un sanglant conflit communautaire et religieux, Belfast a plébiscité l’adieu aux armes. Sur les bords de la Lagan, la capitale d’Irlande du Nord (Ulster) aspire aujourd’hui à vivre comme ses voisines d’Europe occidentale.


En dépit de divisions territoriales persistantes dans l’ouest de la ville, caractérisées par la présence de "peace lines" faussement rouverts, par certains lieux de cultes encore grillagés, et par un rideau de béton et de fer qui dit-on n’a jamais cessé de prendre de la hauteur, la vie à Belfast, depuis plus de 10 ans, a pris le dessus sur la terreur. Le processus de paix amorcé le 10 avril 1998, puis réaffirmé en 2005, semble avoir sonné le glas des sections paramilitaires, et restauré en apparence la tolérance et la sérénité.

Mémorial du tourisme

Ironie du sort, ce lit de déchirures offre désormais à la jadis nommée "Béal Feirste" sa plus belle carte de visite. On estime en effet à 500.000 le nombre de touristes ayant parcouru l’an dernier, à bord des "black taxis" ou à pied, les quartiers de Shankill (protestant) et de Falls (catholique).

Belfast (photo Louis-Cyril Tharaux)


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