Victimes de fausses loteries, de mails de phishing, d'escroqueries à l'achat ou à la vente

Surfons tranquilleLa Cellule Fraude sur Internet de la Police Fédérale belge a été créée en octobre 2007. Elle a pu tirer ses premières conclusions et constate que la plupart des victimes de fraude sur Internet se laissent avoir par de fausses loteries, des mails de phishing ou des sites et escroqueries à l’achat et à la vente via Internet. Les cas où une e-escroquerie se termine par une rencontre où l’escroc a fait usage de la violence physique est beaucoup plus rare.


Puisque de plus en plus de personnes utilisent l’Internet, il était "normal" que les escrocs s’emparent également de cet outil. Il n’est donc pas étonnant qu’une Cellule Fraude sur Internet a dû être créée au sein de la Federal Computer Crime Unit de la Police Fédérale, une section de la Direction Criminalité Economique et Financière de la Police Fédérale.

Cette cellule a pour but d’analyser le phénomène de la fraude sur Internet. Elle étudie le phénomène afin de découvrir des liens entre différents cas d’escroquerie sur Internet pour démasquer les organisations à l’origine de ces fraudes. Elle a également pour objectif d’améliorer la collaboration internationale et l’échange d’informations mais aussi de sensibiliser les victimes potentielles et d’informer les membres de la Police Locale.

La Police Fédérale mène par ailleurs une campagne de prévention sur le thème Surfons tranquilles, place des conseils de prévention sur son site web

www.polfed.be
et les diffuse sur RTBF Classic 21 et les sites web Classic 21 de la chaîne.

Le principal conseil donné par le commissaire Sara Segaert, chef de la Cellule Fraude sur Internet, est : Quand vous recevez un mail qui vous dit que, d’une manière ou d’une autre, vous pouvez gagner beaucoup d’argent, ne réagissez jamais et ne prenez pas rendez-vous.

Des classiques de l’e-escroquerie

Les premières analyses faites par la Cellule Fraude sur Internet font apparaître 3 types de fraude Internet comme faisant le plus grand nombre de victimes : 

  • l’escroquerie dans le commerce de biens : il s’agit, dans ce cas, d’escroqueries à la vente/achat sur Internet. 
    • biens non livrés : l’acheteur paie mais les biens n’arrivent jamais à destination;
    • absence de paiement : le vendeur livre les biens mais ne reçoit jamais le paiement;
    • trop grand paiement : l’escroc/l’acheteur prétend avoir effectué un paiement trop élevé au vendeur et demande que ce dernier rembourse la différence. La victime découvre par la suite qu’elle n’a en réalité jamais reçu d’argent;
    • utilisation de chèques volés, faux ou sans provision;
    • utilisation d’une carte de crédit volée ou fausse. 
  • les sites ou mails de phishing (ou hameçonnage) : dans les cas de phishing, l’escroc se fait passer pour une autorité ou une banque pour obtenir les données personnelles de la victime, afin de pouvoir ensuite les utiliser à mauvais escient. Cette demande de données personnelles se fait soit par mail, soit via un faux site présenté comme le site d’une banque ou d’une autorité. 
  • les fausses loteries : un e-mail d’une personne étrangère annonce à la victime qu’elle est l’heureuse gagnante d’une loterie. Pourtant, la victime n’a jamais participé à la moindre loterie. Il s’agit de montants vertigineux dont la victime gagne une partie. L’escroc demande alors de payer des frais administratifs pour pouvoir encaisser l’argent. Une fois les frais payés, la victime ne reçoit jamais la somme promise.

Outre ces 3 formes principales d’escroquerie, il existe également d’autres fraudes, telles que : 

  • la fraude nigériane : la victime est sollicitée pour aider à faire un transfert d’une succession d’un compte à un autre. Si elle participe, elle recevra un pourcentage du montant transféré, mais elle doit avancer les frais de transfert. La victime ne reçoit bien entendu jamais la somme promise. 
  • la fraude à l’amitié : vous recherchez un partenaire ou un ami via Internet mais vous tombez sur un escroc. Vous échangez quelques mails avec un futur partenaire potentiel et très rapidement une relation plus amicale s’installe. Votre "futur partenaire ou ami" veut vous rencontrer mais n’a pas d’argent et il vous demande de l’aider à financer son billet d’avion ou d’autres frais. Vous envoyez de l’argent mais… personne ne vient et vous ne recevez plus de réponse à vos mails. 
  • l’advance fee loan : la victime veut contracter un prêt. Avant de recevoir l’argent du prêt, elle doit payer des frais administratifs. Elle ne recevra jamais l’argent du prêt. 
  • la fausse charité : la victime reçoit un e-mail qui fait appel à sa générosité (par exemple pour un fonds pour les victimes du tsunami). Elle verse de l’argent qui, en réalité, ne sera pas utilisé pour la cause annoncée dans le mail. Ces causes sont souvent actualisées car les escrocs utilisent l’émotion suscité par l’actualité.

Une question de vigilance

Selon la commissaire Sara Segaert, chef de la Cellule Fraude sur Internet : La meilleure façon de combattre la fraude sur Internet est de faire en sorte d’augmenter la vigilance des usagers. C’est pour cela que la Police Fédérale débute une campagne de prévention et de sensibilisation pour les usagers d’Internet. L’objectif est d’être complémentaire avec les autres campagnes de prévention qui ont un rapport avec Internet. Nous voulons, depuis la police, donner un signal aux usagers d’Internet afin que les victimes potentielles soient averties et ne répondent pas à un mail qui leur promette de grosses sommes d’argent.

Philippe Allard

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