La pratique du googling

 Je googlais sans le savoir! En effet, si je dois entrer en contact avec quelqu'un, j'ai pris l'habitude de le "scanner" en examinant soigneusement sa présence sur le Net grâce au célèbre moteur de recherche. Les 3 milliards de pages recensées peuvent très souvent laisser filtrer quelque information sur vous !



Evidemment, tout le monde ne se vantera pas d'être un adepte du googling. A l'heure où il est beaucoup question de protection de la vie privée, il n'est pas bon reconnaître passer le web à la loupe en quête de renseignements sur des personnes privées.

Pourtant, ce sont les internautes eux-mêmes qui distillent et parfois déversent des renseignements sur leur propre compte. Vous pouvez ainsi trouver grâce à Google des curriculum vitae complets, des informations sur les hobbies, sur la famille (et même la généalogie), des interventions dans des groupes de discussion parfois révélatrices la personnalité de l'émetteur, des articles et autres publications, des interventions dans des colloques et autres conférences,…


Un exemple très personnel

Si vous "googlez" l'auteur de ces lignes ("Philippe Allard" entre guillemets), vous aurez à diminuer la dose de "bruit" (buzz). En effet, l'information ramenée par Google s'intéresse également aux (quasi-)homonymes. Un producteur américain de jazz et un patron d'entreprise française du disque prénommés Jean-Philippe, un gestionnaire de portefeuille et un agent de recherche canadiens, un acteur de théâtre belge, un commercial dans une société d'e-business française, un fonctionnaire lillois spécialisé dans les TIC… La recherche sur "Philippe Allard" apporte 1190 résultats; si vous ne cherchez que sur les pages francophones, le nombre de résultats tombe à 780. Si vous ajoutez le critère +Belgique, le nombre de résultats diminue à 484 pour l'ensemble de la Toile, à 474 pour les pages francophones.

Une fois évacuée les données "parasites", vous pouvez vous pencher sur le passé et le présent de la personne scannée. Dans le cas évoqué, la lecture d'articles antérieurs (parfois datant des "débuts" du web en Belgique) vous indique son approche politico-philosophique du monde, des mentions sur l'un ou l'autre site font référence à des employeurs divers et vous pouvez même le visualiser grâce à l'une ou l'autre photo.

Ce ne sont que des "indices" qui vous permettent de cerner votre interlocuteur. Mais imaginez un fieffé escroc… Qu'est-ce qui l'empêche de se construire une identité sur le web en semant des "informations" sur des sites web qu'il aura créés, en intervenant dans des forums, des groupes de discussion…


Philippe Allard

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