Vieillesse : quand les Belges se sentent-ils vieux?

Marcelle, 102 ans (photo Ph. Allard)

Seulement 15% des Belges se sentent vieux à l'âge de la retraite, 65 ans. Pour près de 7 Belges sur 10, la vieillesse débute à 70 ans et plus. Face à leur avenir, les Belges redoutent la maladie et veulent conserver leur autonomie, leur mobilité et pouvoir conserver leur domicile. Quitte à se faire aider.


Une enquête sur les sentiments des Belges face à la vieillesse a été menée en septembre 2008 par le bureau de recherche IPSOS auprès d’un échantillon représentatif de la population adulte belge de 15 ans et plus. Cette enquête a été réalisée à la demande de Touring qui vient de lancer le système d'alarme mobile Medicare.

Plus on est âgé, plus on repousse
l'âge de la vieillesse

A quelle âge la vieillesse ? La majorité (69%) des plus jeunes générations (15-34) citent majoritairement un âge entre 60 et 70 ans ; près de la moitié des 35-54 ans (44%) citent un âge égal à 70 ans. Enfin pour la moitié des 55 ans et plus (48%), l’âge de la vieillesse commence à un âge égal et supérieur à 80 ans.

Au total, aux yeux de l'ensemble des Belges, l’âge de la vieillesse ne coïncide plus avec celui de la retraite (15% seulement citent 65 ans), mais débute après 70 ans et plus (68%).

Près d’1 Belge sur 2 craint la maladie

La vieillesse n’est pas en soi une inquiétude majeure dans l'opinion, au contraire. 64 % des Belges ne se disent pas inquiets. Cependant, pour 58% des Belges, les principales caractéristiques de la vieillesse ont trait à la santé, et ce dans une acception négative. Pour 34% des personnes interrogées, elle est synonyme de "dégradation de la santé", pour 18%, de "dépendance physique", et pour 6%, de "diminution des capacités intellectuelles".

Effectivement quand on pose directement la question sur ce qui les inquiète le plus, c’est la maladie qui arrive en tête. La maladie est citée par près d’1 Belge sur 2 (45%), loin devant les préoccupations financières ou les questions de sécurité. Ce qui rend les Belges confiants se place résolument au niveau humain, avec la présence de la famille en 1re position.

Autonomie et mobilité sont plébiscitées par les Belges comme synonyme de qualité de vie pour les personnes âgées : 39 % pensent que la qualité de vie des personnes âgées passe par une autonomie assurée; pour 35% il s’agit de conserver sa mobilité le plus longtemps possible.

Malgré l'âge, rester le plus longtemps chez soi

Face à la question des solutions les plus adéquates pour aider une personne âgée qui a des difficultés à vivre seule, 51% des Belges citent les aides professionnelles, tout en privilégiant le choix du domicile: 35% feraient appel à un service infirmier à domicile 24h sur 24 plutôt qu’à un home ou un centre d’accueil. 

La prise en charge de patients à domicile se développe beaucoup depuis quelques années et l’infirmier joue un rôle majeur dans la politique de maintien à domicile des personnes âgées. Mais il est impossible pour nous de rester au chevet d’une personne 24h/24, commente Mme Deltour, présidente de l’Association des Infirmiers Indépendants de Belgique (AIIB). Les solutions informelles – aller voir la personne âgée soi-même chaque jour (16%) ou faire appel à la famille ou aux voisins (14%) – viennent ensuite.

Interrogé sur le type de service professionnel auquel il pourrait faire appel en cas de diminution de sa propre autonomie, le Belge choisit son médecin traitant (37%) ou une infirmière (34%). Une alarme personnelle mobile reliée à des équipes médicales d’urgence 24h sur 24 est citée par 16% des Belges

Bien qu’inconnu encore actuellement par le grand public, ce service arrive en 3e position. 77% des Belges estiment qu’un tel système peut améliorer la qualité de vie. On voit que les Belges privilégient l’aide humaine, mais ils sont également ouverts à une solution basée sur la technologie qui a l’avantage d’être fonctionnel 24 heures sur 24. Ces solutions prennent le relais quand nous ne sommes plus là. C’est très rassurant pour le patient, pour l’entourage et pour nous-même. Nous pouvons quitter le domicile de notre patient plus sereinement, précise Mme Deltour.

Robert Derumes


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