Une information sur le cancer de la prostate

Le succès du premier programme d’information sur le cancer de la prostate démontre un réel besoin d’information chez les patients et les médecins. Cependant la maladie reste tabou. C’est pourquoi toutes les parties impliquées organisent une 2e campagne d’information. Une meilleure connaissance du cancer de la prostate représente la meilleure des préventions.


Les Belges le savent: le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. Il y a plus d’un an, les symptômes, les possibilités de traitement et le dépistage étaient pratiquement méconnus. Le programme national d’information sur le cancer de la prostate lancé en octobre 2003 a amélioré la connaissance de la maladie. 

En effet, à la suite de la campagne, l’INRA a organisé une deuxième enquête dans le but de mesurer l’impact du programme d’information sur la population belge. Le cancer de la prostate est désormais un cancer mieux connu et les résultats le prouvent:

  • 68% de la population reconnaît l’existence de tests de dépistage (contre 60% avant la première campagne). Pour 80 % de ceux-ci, on remarque qu’ils sont familiers avec les différentes spécificités des tests existants. 
  • Le médecin reste la source d’information première sur la maladie, il donne l’information nécessaire à 37% des hommes au sein du groupe à risques. L’année passée, seulement 27% des hommes étaient informés sur la maladie. 
  • 12% de la population est informée via la presse.

Toujours tabou

Malgré ces résultats, une atmosphère tabou plane encore autour du cancer de la prostate, confirme Luc De Laere, premier infirmier de la prostate en Belgique, de l’hôpital Sint-Jan à Bruges. “Etant la personne de confiance auprès des patients, j’ai remarqué qu’ils restent très souvent avec des questions sans réponse car ils n’osent pas en parler. Je parle avec le patient et les membres de sa famille à propos de leurs soucis et angoisses. Très souvent, ces derniers naissent d’un manque d’information. C’est pourquoi ces campagnes d’informations sont si importantes. Les hommes doivent être sensibilisés car ils peuvent parler librement de la maladie. C’est par un dépistage précoce qu’on se donne les meilleures chances de guérison.”

Pas une maladie de vieux

Le cancer de la prostate survient chez environ 1 homme sur 10. Il est le cancer le plus fréquent de l’homme. L’affection ne se produit pas uniquement chez les hommes âgés. L’âge moyen des patients opérés à l’hôpital Erasme, comme dans beaucoup d’autres hôpitaux, est de 60 ans.

"Pour beaucoup de Belges, le cancer de la prostate est une réalité" dit le Professeur Schulman. "Son diagnostic précoce est capital eu égard à la fréquence de la maladie, au bénéfice clinique lié à une intervention thérapeutique précoce et aux progrès réalisés en matière de traitement. Ceci souligne l’important effort d’information et d’éducation qu’il nous faut entreprendre, ou poursuivre, en particulier chez les sujets à risque."

Une 2e campagne n’est pas superflue

Etant donné le réel besoin en information, les partenaires de la campagne d’information ont décidé de lancer une deuxième campagne avec pour leitmotiv : une meilleure connaissance du cancer de la prostate reste la meilleure des préventions.

Cette campagne vise à nouveau le grand public, les médecins et les pharmaciens. Elle est accompagnée de posters et brochures mises à disposition dans les salles d’attente des médecins. La

Fédération belge contre le cancer
met également sa ligne téléphonique à disposition. En formant ce numéro vert (0800.15801), vous avez accès à toutes les informations sur la maladie gratuitement. Sur le site
www.astrazeneca.be
, vous trouverez également de l’information supplémentaire sur le cancer de la prostate.


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