Offensive nationale contre l'hépatite C

 Plus de 170 millions de personnes dans le monde sont infectées par le virus de l'hépatite C, le VHC. Soit 3% de la population mondiale ! Ce virus est donc plus fréquent que celui du sida, le VIH. Il peut cependant être dépisté et soigné.


Ceux qui savent peuvent être soignés

D'après l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre estimé de nouveaux cas diagnostiqués chaque année est de 3 à 4 millions. Chez 80% des personnes infectées se développe une hépatite C chronique. Dans 20% de ces cas, l'hépatite C débouche sur une cirrhose (lésions cicatricielles du foie) et dans 5% sur une insuffisance hépatique ou sur un cancer du foie.

L'hépatite C est souvent décrite comme une épidémie "silencieuse" parce que les personnes infectées se sentent souvent en parfaite santé et peuvent rester sans symptôme pendant plus de 10 à 20 ans. En Belgique, 80.000 à 100.000 Belges sont porteurs du virus de l'hépatite C mais plus la moitié d'entre eux de 50% l'ignorent. Ils ne peuvent donc pas bénéficier d'un traitement... et risquent de contaminer d'autres personnes.

Malgré ce que pensent 45% des Belges*, il n'existe toujours pas de vaccin permettant d'éradiquer le virus. La sensibilisation constitue dès lors le seul moyen efficace de freiner la propagation du virus de l'hépatite C.

Campagne de sensibilisation chez les médecins

A partir de la fin du mois d'avril 2004, des affiches se trouveront chez les médecins généralistes accompagnés d'un livret d'information destiné à informer sur les personnes à risques : 1 Belge sur 3 déclare n'en avoir aucune idée. Ces supports fourniront également une information sur les modes de transmission ignorés par 6 Belges sur 10.

Un petit questionnaire permettra à chacun de savoir s'il a été exposé au virus et d'en parler à son médecin si nécessaire.

On estime qu'il y a 3 grands groupes de personnes à risque bien identifiés :

  • les transfusés avant 1991, c'est-à-dire les personnes qui ont subi une intervention chirurgicale lourde ou un accouchement par césarienne avant cette date,
  • les usagers de drogue, y compris les personnes qui ont partagé ne serait-ce qu'une seule fois une seringue, il y a longtemps
  • et enfin ceux qui ont un tatouage ou un piercing.

Journées de dépistage dans les hôpitaux belges

Parallèlement, les plus grand hôpitaux belges (Cliniques St-Luc à Bruxelles, Hôpital Saint-Pierre à Bruxelles, Hôpital de Jolimont, Hôpital Erasme à Bruxelles, UZ Antwerpen) ont décidé d'organiser, avec le support de la société Schering Plough, une journée de dépistage en leur sein (le 30 mars 2004 de 9h à 16h). Il est conseillé de prendre préalablement contact avec ces hôpitaux.

A partir d'une simple prise de sang, le test permet d'identifier les anticorps montrant que l'organisme a été en contact avec le virus de l'hépatite C. Il ne nécessite pas d'être à jeun.

Une deuxième vague de journées de dépistage sera mis en place avant l'été dans d'autres grands centres belges.

Jiri Pragman
    


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