La mauvaise vue des Belges

Lunettes ST DupontUne enquête juge le Belge "trop peu à l’écoute de ses yeux". A peine 1 Belge sur 4 indique avoir une vue de bonne qualité. 1 Belge sur 3 qualifie sa vue de mauvaise; pourtant la moitié d'entre eux n’a pas fait examiner ses yeux au cours de l’année écoulée et un tiers n’envisage pas de le faire dans l’année!


L’étude a été réalisée en septembre 2008 pour la marque de verres de lunettes Varilux par le bureau d’études InSites auprès de 750 répondants, dans toute la Belgique. Varilux voulait, à travers cette enquête, sonder la perception qu’ont les Belges de leurs yeux et les résultats sont plutôt inquiétants.

En dépit de différentes douleurs oculaires et d’une reconnaissance manifeste de leurs problèmes oculaires, les Belges n’ont pas l’intention de consulter plus souvent leur ophtalmologue ou d’acquérir des lunettes ou des lentilles. Un Belge qui ne porte pas de lunettes sur 5 indique qu’il ou elle pourrait utiliser des lunettes. Chez les 45 ans et plus qui ne portent pas de lunettes, ce chiffre monte même à près d’un sur deux. Les personnes qui consultent un ophtalmologue le font souvent par obligation, au travail ou à l’école, et donc pas toujours à leur propre initiative. 

Les écrans, responsables de
l’essentiel des douleurs oculaires

Les raisons qui expliquent l’attention limitée que portent les Belges à leurs yeux se retrouvent dans la réticence naturelle qu’ils manifestent par rapport aux ophtalmologues et aux soins oculaires en général.   Selon l’étude, il semble que le Belge soit toutefois confronté à une grande variété de douleurs oculaires :

  •  Près de la moitié des personnes sondées (44 %) souffrent d’une visibilité dégradée lorsqu’ils ont les yeux fatigués ou douloureux.
  • 1 Belge sur 3 (34%) voit moins bien lorsqu’il fait plus sombre.
  • 48 % des 45 ans et plus se plaignent d’une vue plus limitée surtout à la lecture d’un livre, du journal ou d’un magazine.
  • La moitié des personnes ayant des douleurs oculaires souffrent de fatigue oculaire pendant le travail sur écran et 36 % affirment même en avoir les yeux rouges. 
  • Près d’une personne ayant des douleurs oculaires sur trois (30 %) affirme souffrir de maux de tête tout au long de la journée.
  • Les hommes se plaignent nettement moins de leurs yeux que les femmes. Près de la moitié (45 %) des hommes affirment ainsi ne pas souffrir d’yeux douloureux ou fatigués. A peine 33 % des femmes, par contre, affirment ne jamais souffrir d’yeux douloureux et 9 % d’entre elles ne souffrent jamais d’yeux fatigués. 
  • La plupart des douleurs se manifestent pendant l’utilisation d’écrans, tels que les écrans d’ordinateur ou de télévision. Lire semble également être une source de douleurs oculaires.  

Trop peu d’attention portée
aux douleurs oculaires

Une bonne prévention permet de tirer un trait sur l’essentiel de ces douleurs. Mais c’est précisément à ce niveau que le Belge est trop peu entreprenant. L’enquête l’indique clairement : 

  • 1 Belge sur 4 (29 %) porte rarement, voire jamais, des lunettes solaires lorsque le soleil brille.
  • 1 personne parmi celles qui déclarent avoir une mauvaise vue sur 3 n’a pas l’intention de consulter un ophtalmologue dans l’année.
  • Pas moins de 2 porteurs de lunettes sur 3 (64 %) ne portent pas leurs lunettes lorsqu’ils travaillent sur écran ou à la lecture de petits caractères.
  • Un peu moins de la moitié (47 %) des répondants ne règlent pas convenablement leur écran d’ordinateur.
  • Pour estomper les problèmes oculaires, plus d’un tiers des 45 ans et plus ont recours à des expédients tels que les lunettes de lecture prêtes à l’emploi disponibles en grandes surfaces.
  • La lecture à plus longue distance est aussi une alternative valable pour 1  personne de 45 ans et plus sur 4.
  • Les Wallons se rendent plus rapidement chez l’ophtalmologue que les Flamands. 31 % des Wallons le font au moins tous les ans (contre 22 % en Flandre). Les Wallons sont également plus conscients des conséquences qu’il y a à ne pas consulter régulièrement un ophtalmologue (68 % contre 49 %).  

Ces chiffres montrent clairement que les gens n’attachent pas suffisamment d’importance à leurs problèmes oculaires, surtout les 45 ans et plus. 

L’ophtalmologue reste le principal conseiller

Ceux qui ont l’intention de prendre soin de leurs yeux le font le plus souvent en concertation avec leur ophtalmologue. Ce dernier reste le principal point de contact pour tout ce qui touche à la vue. Il reste également le principal prescripteur de lunettes et de lentilles, comme l’indiquent 38 % des Belges. Lors du choix de lunettes ou de lentilles, le Belge se caractérise par les aspects suivants :

La qualité des verres et de la monture reste le principal critère du choix d’une paire de lunettes. Le prix et la marque importent moins.

Pour le choix de la monture, un quart des Belges se laissent guider par leur entourage, tandis que près de 4 personnes sur 10 laissent la décision finale du choix des verres à l’ophtalmologue, un tiers le laissant même à l’opticien. Une preuve que le Belge se laisse guider par l’avis de tiers dans le choix final de ses lunettes.

Lentilles ou lunettes ?

Les raisons pour lesquelles les gens choisissent des lentilles ou des lunettes sont essentiellement liées au confort. Une personne trouve ainsi des lunettes plus pratiques que des lentilles, tandis qu’une autre pensera l’opposé. L’enquête a jeté un regard intéressant sur les points suivants :

  • Les personnes qui portent des lunettes depuis un certain temps déjà (11 ans ou plus) le font principalement par habitude ou parce qu’elles ne supportent pas les lentilles.

  • Les lunettes restent davantage prisées que les lentilles, surtout chez les 45 ans et plus. 47 % des Belges sondés portent des lunettes, mais pas de lentilles. Chez les 45 ans et plus, ce pourcentage passe même à 75 %.

  • Les femmes (66 %) portent davantage de lunettes ou de lentilles que les hommes (55 %). La combinaison lentilles-lunettes est plus populaire chez les femmes que chez les hommes.

  • On dénombre davantage de myopes (43 %) que de presbytes (28 %). Chez les 45 ans et plus, ce sont les verres et lentilles multifocaux (lorsque l’on est à la fois myope et presbyte) qui s’avèrent les plus fréquents (38 % par rapport à 31 % pour la myopie et la presbytie). 

Robert Derumes


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