Des héroïnomanes dans votre entourage?

 Ne dites pas "jamais" ! La toxicomanie frappe tous les milieux et même les "meilleures familles". Des associations peuvent cependant apporter leur soutien aux malades. Et un nouveau médicament devrait permettre un traitement plus efficace de la dépendance aux opiacés.


On estime à plus 30.000 le nombre de Belges héroïnomanes aujourd'hui; plus de la moitié d'entre eux ne sont pas traités. Alors que l'efficacité du traitement de substitution est largement reconnue depuis de nombreuses années, jusqu¹à récemment seule la méthadone était accessible en Belgique.

L'arrivée et le remboursement de première alternative à la méthadone, la buprénorphine ouvrent à ce titre de nouvelles perspectives et le premier arrêté royal réglementant le traitement de substitution en Belgique apportent de nouveaux espoirs aux patients héroïnomanes, à leurs proches et leurs médecins.

Substitution

Les traitements de substitution consistent à donner à des toxicomanes des médicaments de la famille de la drogue qu'ils utilisent, mais qui ne présentent pas les mêmes dangers et qui leur permettent de se stabiliser.

Ce type de traitement entre dans le cadre d'une politique sanitaire dite de réduction des risques. Ses objectifs sont la réduction ou l'arrêt des consommations de substances psychoactives (agissant sur le cerveau) autorisées ou non, l'amélioration ou au moins la stabilisation de la situation sociale des toxicomanes, et une augmentation de leur accès aux soins, que ce soit pour des problèmes médicaux, comme pour l'hépatite C ou pour des problèmes psychiatriques.

Jusqu'à présent en Belgique, cette pratique médicale n'était encadrée d'aucune loi. Cette année, un premier arrêté royal va enfin réglementer la pratique dutraitement de substitution en Belgique. "Ce premier cadre légal est une bonne nouvelle car il va venir renforcer la prise en charge des patients toxicomanes par les médecins généralistes belges et développer la pratique de ces traitements de substitution qui ont pour objectif de stabiliser la dépendance de manière médicale et légale", déclare le Docteur Jean-Baptiste Lafontaine, ancien coordinateur du Réseau Alto.


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