Rio + 20: une occasion ratée

Pour les ONG, l'accord conclu à Rio de Janeiro, à l'occasion de la conférence des Nations Unies pour le développement durable, est une déception.
Le WWF estime qu'il s'agit une nouvelle fois d'une occasion ratée.


Du 20 au 22 juin, les dirigeants mondiaux se réunissaient à Rio de Janeiro, au Brésil, à l’occasion de la conférence des Nations Unies pour le développement durable. Les décisions prises à ce sommet, Rio +20, allaient façonner l’agenda environnemental mondial pour, au moins, les dix prochaines années.
Les discussions tourneraient autour de trois thèmes: la nourriture, l’eau et l’énergie pour tous.

Le WWF espérait un accord solide, des objectifs et des échéances clairs. Au lendemain de la clôture du sommet, l'organisation internationale de conservation de la nature publiait sa déception sur son site internet. Pour Jim Leape, Directeur général de WWF International, "Rio + 20 a accouché d'un texte vide de contenu au détriment de la planète." Pour lui, les dirigeants du monde entier ont perdu de vue l'objectif de ce sommet. "Trop peu de pays étaient prêts à passer à l'action. Dilma Rousseff, la présidente du Brésil, a soumis aux négociations un texte sans contenu fort et ce, au détriment de la planète.
Cet accord ne met pas la planète sur le chemin du développement durable. C'est une nouvelle fois une occasion ratée."

L'accord a également été jugé peu ambitieux par les Européens et les autres ONG.
Nicolas Van Nuffel, responsable du Plaidoyer au CNCD-11.11.11. se livrait à nos collègues du Soir: "D’étape en étape de la négociation, on a vu tous les éléments concrets disparaître les uns après les autres. Le résultat, ce sont des dizaines de pages de bonnes intentions et quelques décisions de… continuer à discuter sur certains sujets, comme la mise en place d’Objectifs de développement durable. Au fil des jours, le texte a été progressivement vidé de toute substance."

Alors que faire? Laisser tomber la préservation de l'environnement, l'éco-consommation et tous les efforts que nous avons fourni jusqu'à maintenant pour sauver la planète? Non. Chacun de nous, citoyens, entreprises, écoles, administrations... nous devons, comme le dit le WWF, "tous assumer la responsabilité que les dirigeants du monde entier n'ont pas osée prendre." Et espérer que dans le temps nos efforts contribueront à faire agir les politiques.

Melody De Visscher


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