Les empêche-pipi

L'empêche pipi est un élément du petit patrimoine bâti lié à l'hygiène publique, dont il semble qu'il n'ait jamais fait l'objet d'une étude en langue française, selon les architectes et urbanistes contactés. Par ailleurs, il est assez symptomatique que ces personnes et d'autres plus versées dans la maîtrise de la langue de Voltaire, n'aient pu nous renseigner un nom.


De ce fait, nous parlerons d'empêche-pipi, ainsi que nous nous sommes plus à l'appeler. La compréhension immédiate de cette terminologie et la lisibilité communément acceptée de cette dénomination nous encouragent dans ce sens. Serge Le Bailly de Tilleghem, historien de l'art, suggère un mot plus "latinisant" : le "pissepala". Henri Vernes, l'auteur des aventures de Bob Morane, la "borne sanitaire". La journaliste Myriam Mariaulle opterait pour "casse-pipi", l'architecte Eric Marchal pour "éclabousseur de chaussettes" et le passionné d'us et coutumes tournaisiens Christian Bausiers pour le terme picardisant de "casse-brayette" (casse-braguette).

Qu'est-ce qu'un empêche-pipi ?

 Des murs formant un angle constituent un espace propice pour soulager les besoins de l'homme qui envisage généralement cet acte avec une certaine discrétion, l'obscurité aidant, le soir ou la nuit.Les occupants de l'immeuble concerné subiront les conséquences immédiates de cet acte, mais aussi les relents dont les exhalaisons perdureront naturellement plus ou moins longtemps, selon l'ensoleillement, la pluviosité...

Pour remédier à ce désagrément visuel d'abord, olfactif ensuite, des propriétaires ont érigé des "empêche-pipi", à savoir une petite construction de forme conique ou arrondie, adossée aux murs formant l'angle incriminé. Elle est généralement constituée de briques, gravats, moellons, pavés et/ou pierres taillées.


Partager





© Vivat.be 2014

Contact | Qui sommes nous?