Saint Nicolas: nos enfants l'adorent!

Saint NicolasNos enfants et nos petits-enfants "à nous"! Car ce Saint très populaire en Belgique est ignoré dans beaucoup de pays où il a été éclipsé par un certain Père Noël, un gros bonhomme rougeaud au physique de publicité pour Coca-Cola. Notre Saint, lui, c’est un vrai évêque avec miracles à la clé. Bien sûr, on peut s’inquiéter de la dérive commerciale du personnage mais la magie opère toujours.


Saint Nicolas est un personnage historique dont on ne conteste aucunement l’existence, contrairement à d’autres personnages religieux. On sait qu’il est né vers 270 à Patara en Lycie (actuelle Turquie) et qu’il fut évêque de Myre. Il mourut un 6 décembre mais les historiens ne se mettent pas d’accord sur l’année de sa mort.

Jeté en prison sous le règne de l’empereur Dioclétien, il aurait participé au concile de Nicée (325). Nicolas de Myre est le saint patron de la Grèce, de la Russie (avec Saint André) mais aussi des écoliers, des bouchers, des épiciers et des bateliers. C’est la même légende qui explique pourquoi les enfants et les bouchers l’ont chois comme saint patron.

Une image traditionnelle de Saint Nicolas (source : Musée national des arts et traditions populaires de Paris, France)

Si on attribue plusieurs miracles au grand saint, la plus populaire est celle des 3 enfants tués, découpés en petits morceaux et mis au saloir par un boucher... avant d’être rendus à la vie par Saint Nicolas 7 ans plus tard. Une très belle histoire souvent illustrée naïvement dans les livres d’images anciens mais une histoire qu’on n’oserait plus raconter aujourd’hui dans le contexte meurtrier qu’a connu la Belgique ces dernières années...

Selon une autre légende, il sauva également 3 officiers romains condamnés par l’empereur. En fournissant une dot à 3 jeunes filles nobles de Patara, il empêcha leur père de les vendre comme esclaves. Il est donc également le protecteur de la vertu des jeunes filles... encore que, dans certaines de nos régions, elles auraient plutôt tendance à honorer Sainte Catherine.

Les amateurs de symbolisme remarqueront que les deux histoires utilisent le chiffre 3 et celle des enfants le chiffre 7, deux chiffres considérés comme sacrés.


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