Puces, brocantes, vide-grenier et ventes au déballage

Brocante de TemplouxQuelle est donc la différence entre tous ces termes? Trouve-t-on au marché aux puces les mêmes objets que sur une brocante? Les particuliers peuvent-ils vendre la même chose que les professionnels? A-t-on le droit de s’instaurer brocanteur? Peut-on tout vendre dans une brocante?


Brocante et vide grenier

En Belgique, le terme brocante englobe celui des vide-grenier. On parle alors d’une brocante réservée aux professionnels. Il s’agit de commerçants brocanteurs qui exposent et vendent. Le terme de "vente au déballage" n’est pas vraiment utilisé en Belgique. Les brocanteurs professionnels doivent disposer d’une carte de commerçant ambulant délivrée par les autorités (renseignements au SPF Economie -

economie.fgov.be
).

Les vide grenier qui ont lieu un peu partout du printemps à l’automne sont organisés (sous le terme de brocante ou de marché aux puces) généralement par les associations de quartier ou de commerçants. Les brocanteurs professionnels y sont les bienvenus, de même que les autres types de commerçants ambulants (vente de glaces, d’un lot de fruits de saison, …). Les particuliers qui vident réellement leur grenier s’installent généralement sur le pas de leur porte. La législation prévoit que les particuliers peuvent vendre de manière "occasionnelle", mais sans précision supplémentaire, des objets personnels et ayant déjà servi. Ils doivent être inscrits sur les registres de l’organisateur de la brocante. Si des particuliers souhaitent participer régulièrement à des brocantes, il doivent alors prendre une carte de commerçant ambulant ou être déclarés comme indépendant à titre complémentaire.

En France, la législation diffère quelque peu, car les particuliers qui participent à un vide-grenier ou une vente au déballage ne peuvent pas dépasser 2 ventes par an.

Qui vend quoi?

Les brocanteurs professionnels sont généralement spécialisés dans un type d’objet. Ils les cherchent et les récupèrent chez les particuliers ou les collègues. Soit ils laissent les objets « dans leur jus », c’est-à-dire dans l’état où ils ont été trouvés, soit ils les restaurent afin de leur donner une plus-value lors de la revente. Ils sont généralement très au courant de la valeur de leur bien et il est très difficile de négocier les prix avec eux, même s’ils tapent toujours un peu ou beaucoup plus haut que ce qu’ils espèrent obtenir.

Les particuliers, en principe, vident leur grenier et sont donc souvent à la tête d’un tas d’objets très hétéroclites, souvent abîmés, toujours dans leur état, parfois même cassés dont ils veulent vraiment se débarrasser. En Belgique, on appelle cela du "brol". L’avantage pour l’acheteur est que les vendeurs occasionnels sont souvent peu au courant de la valeur actuelle de leur objet. Les uns n’aiment tout simplement pas ce qu’ils vendent car l’objet a appartenu à l’arrière-grand-tante et ils cèdent des trésors pour une bouchée de pain. D’autres ont un attachement sentimental tout particulier à certaines choses qui n’ont plus aucune valeur de nos jours. Les prix sont alors totalement disproportionnés et difficiles à négocier.

Les particuliers sont parfois tentés de vendre des produits d’artisanat qu’ils réalisent eux-mêmes. Certains fabriquent des bijoux, d’autres des confitures et des artistes souhaitent exposer leurs œuvres. En principe, ces ventes sont interdites. Il vaut mieux se renseigner auprès de l’organisateur et de la commune pour savoir ce qui est autorisé ou pas.

Dans la région de Mons, une habitude s’était répandue dans les années 1970 chez certains particuliers, de faire des ventes un peu sauvages. Il s’agissait des familles américaines des militaires qui travaillaient au Shape et qui faisaient des « garage sales », ventes de garage, généralement lors de leur retour au pays. Des petits folders étaient distribués dans les boîtes du quartier ou collés sur les poteaux, et toute personne intéressée pouvait venir visiter le garage et y acheter ce qui l’intéressait aux jours et heures précisés. Cette habitude a-t-elle persisté?

Il existe des brocantes couvertes qui permettent de faire des affaires à l’abri des caprices de la météo. Certains organisateurs proposent des brocantes toujours au même endroit à échéances régulières. Mais ce sont bien souvent les brocanteurs professionnels qui s’y retrouvent. Ces brocantes ont lieu sur les parkings de grandes surfaces disponibles le week-end.

Quand acheter?

Les amateurs éclairés, les collectionneurs pointus, les brocanteurs professionnels et les antiquaires passeront au petit matin, lorsque l’heure est encore à l’installation et au déballage. Les bonnes affaires pour eux et pour vous se font à ce moment-là, il ne faut pas hésiter à demander le prix fort, car ils sont des négociateurs hors pair. Ils trouveront toujours le petit défaut, ils peuvent même acheter l’objet qui ne les intéresse pas pour obtenir un prix groupé sur le deuxième objet qui a attiré leur attention.

Si la journée a été maussade, lorsque la fatigue s’installe, reprendre tout son "brol" est souvent très désagréable et décevant. C’est le moment des bonnes affaires, les tout à 1 euro, les lots d’objets hétéroclites ou de vêtements.

La météo a beaucoup d’importance lors d’une brocante. Les journées fraîches mais sèches, les journées printanières et ensoleillées voient beaucoup plus de fréquentation que les journées pluvieuses ou froides. Mais haute fréquentation ne rime pas nécessairement avec bonnes affaires.

Comment attirer le client? Si une ou plusieurs personnes (de votre famille ou de vos amis) sont arrêtées devant le stand et semblent s’intéresser à un objet, un mouvement d’attirance irrésistible s’empare des autres passants, qui viendront, eux aussi, voir ce qui peut tant intéresser ces personnes et quelle bonne affaire ils risquent de manquer. Et ça marche!

La brocante, c’est avant tout une ambiance. On rencontre son voisin, on parle avec des inconnus, on passe une bonne journée et en plus on fait parfois de bonnes affaires. Mais tout le monde n’adore pas passer une journée au grand air à attendre le bon vouloir des passants ou à être obligé de marchander pour 20 centimes. Et surtout à remballer en fin de journée…

Depuis l’avènement d’e-bay et d’autres sites d’enchères en ligne, les particuliers ont la possibilité de se débarrasser de leurs objets de manière plus directe en les proposant aux enchères. L’avantage, c’est que le prix est fixé par le meilleur enchérisseur, l’inconvénient est que ce prix n’atteint pas toujours les sommets espérés. La gestion est assez lourde aussi (temps passé à la description de l’objet et à sa bonne réception par l’acheteur). Les professionnels s’inquiètent un peu de ce succès grandissant et traquent les vendeurs assidus. E-bay recommande d’ailleurs de passer au statut de vendeur professionnel en cas de vente de gros volumes.

Quelques sites d’agenda de brocantes

  • quefaire.be/brocantes/
  • www.info-brocantes.com/reg-Belgique.html
  • vide-greniers.org

Julia Limbourg


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