Votre futur emploi passera-t-il par l'Internet?

Selon le site de recrutement en ligne Monster.be, l’Internet prend de plus en plus de place dans le recrutement aux dépens des médias imprimés. Une affirmation qui conforte le point de vue des lecteurs – chercheurs d’emploi qui voient les offres d’emploi dans la presse quotidienne diminuer.


À l’occasion des 10 ans de Monster et des 5 ans de Monster.be, ce site d’offres d’emploi a mené une grande enquête auprès des employeurs et des chercheurs d’emploiL Il s’agissait de dresser un tableau de l’évolution du comportement des travailleurs en matière d’orientation et celui des employeurs en matière de recrutement pour les 10 prochaines années. Une grande conclusion : deux groupes s’attendent à ce que l’Internet gagne en importance aux dépens des médias imprimés.

Le point de vue des employeurs

À la question "Pensez-vous que, d’ici 10 ans, il y aura encore des offres d’emploi dans les médias imprimés ?", seuls 17% des employeurs interrogés ont répondu que ce serait encore autant le cas qu’aujourd’hui. En revanche, 83% pensent que l’importance du papier dans le recrutement diminuera au cours de la même période. Les attentes sont que le nombre d’entreprises publiant des annonces dans les médias imprimés diminuera (60%) ou que l’on ne recrutera plus que par l’Internet (20%).

À la question "Dans dix ans, votre entreprise recrutera-t-elle encore par le biais d’annonces dans des journaux ou périodiques?", seuls 4% des employeurs interrogés répondent qu’ils s’attendent à utiliser autant les médias imprimés qu’aujourd’hui. Presque la moitié des employeurs (49%) pensent ne plus recourir à ces médias et 27% ne le font déjà plus.

... celui des travailleurs, chercheurs et non-chercheurs d’emploi

À la question "Pensez-vous que, dans dix ans, les entreprises publieront toujours des offres d’emploi dans les journaux ou périodiques?", un tiers des travailleurs répondent que rien ne va changer, tandis que 16% d’entre eux estiment que les entreprises ne recruteront plus alors que par l’Internet. Pas moins de la moitié pensent que le papier et l’Internet joueront tous les deux un rôle dans le processus de recrutement, mais que le nombre d’offres d’emploi dans les médias imprimés diminuera.

A la question de savoir quelle serait leur réaction s’il n’y avait plus d’annonces d’offres d’emploi dans la presse écrite, seul 1 travailleur interrogé sur 10 estimerait cela ennuyeux parce que cela limiterait les possibilités de recherche. Les 9 autres considèrent cette évolution positive ou y sont indifférentes. Un quart trouverait cela bien parce que les recherches sur l’Internet sont plus rapides. Plus de la moitié des travailleurs n’auraient pas d’objection à ce que les entreprises recourent uniquement à l’Internet.

Vers une croissance du recrutement via l’Internet

Les attentes des employeurs au sujet de l’utilisation des médias imprimés sont claires : 4% pensent recourir aux médias imprimés dans 10 ans dans la même mesure qu’aujourd’hui, tandis qu’ils sont presque unanimes sur la baisse de l’importance du papier et la hausse de celle de l’électronique.

Les travailleurs considèrent un peu plus que les employeurs que les médias imprimés sont importants. D’autre part, ils disent suivre le mouvement, quand les employeurs prennent une certaine direction: à peine 11% d’entre eux trouveraient ennuyeux que les entreprises publient leurs offres uniquement en ligne, 89% pensant que c’est une bonne chose ou y sont indifférents.

Selon Patrick Lamoral, Managing Director de Monster.be, "depuis le lancement de Monster le 22 avril 1994 et le lancement de Monster.be le 25 février 1999, le recrutement en ligne a fait du chemin. La manière de recruter et de postuler a donc changé avec l’arrivée de l’Internet: la publication des offres, l’attraction des candidats, la communication entre l’employeur et le travailleur (potentiel), la gestion du flux de recrutement,... Les médias en ligne comblent visiblement leur retard sur les moyens de recrutement traditionnels. Au vu des attentes des employeurs et des travailleurs, ce mouvement se poursuivre à l’avenir".

R.D.

    

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