Récolter les lauriers du travail de ses collègues

CollèguesUn sondage de Monster montre que 2 Belges sur 10 n’hésitent pas à recueillir les honneurs d’un travail qu'ils n’ont pas fait eux-mêmes. C'est très vilain et savoir qu'il y a pire – les voisins luxembourgeois par exemple – atténue à peine les résultats de ce sondage. Bien sûr, l'étude n'a pas de valeur scientifique mais c'est l'occasion de se demander comment chacun se conduit au travail…


Le Baromètre Monster a demandé en mai-juin 2009 à 18.1 travailleurs en Europe et fréquentant ses sites, s’il leur arrive de temps à autres de recueillir les honneurs du travail d’autrui.

Ce sondage affirme que 17% des travailleurs belges interrogés n’hésitent parfois pas à voler les lauriers de collègues, 13% d’entre eux affirmant même recourir régulièrement à cette pratique.

Ce résultat classe les Belges au 5e rang européen dans cette "discipline", derrière les Norvégiens et les Hongrois, la palme revenant aux Luxembourgeois avec 27%.

Le sondage montre heureusement aussi que la plupart des Belges (74%) préfèrent faire valoir leurs propres mérites. Ce résultat est conforme aux chiffres européens (73%). Enfin, 1 travailleur belge sur 10 affirme ne pas avoir recueilli les honneurs du travail d’autrui, mais avoir déjà été tenté de le faire.

A la question de savoir s’il leur arrive de temps à autres de recueillir les honneurs du travail d’autrui, les travailleurs belges répondent:

  • Oui, régulièrement: 13%
  • Oui, mais une seule fois: 4%
  • Non, mais j’ai déjà été tenté de le faire: 9%
  • Non, je fais valoir mes propres mérites: 74%

Les habituelles variations géographiques

Il ressort par ailleurs des résultats généraux que:

  • les travailleurs espagnols sont les plus honnêtes, 85% d’entre eux souhaitant réussir grâce à leurs propres mérites. Les travailleurs suisses et polonais les suivent, avec respectivement 77% et 75%;
  • les travailleurs espagnols sont aussi les moins tentés de voler les lauriers revenant à leurs collègues, mais 3% d’entre eux affirment que tel a déjà été le cas;
  • avec 26%, les Finlandais ont été le plus tentés de recueillir les honneurs du travail de leurs collègues, mais sont parvenus à résister à la tentation.

L’honnêteté et la confiance sont des éléments cruciaux pour tisser une relation de travail correcte et solide. Lorsque ce qui est acceptable ou non n’est pas clairement établi, une ambiance tendue et désagréable peut rapidement naître dans un environnement de travail, a fortiori lorsque les circonstances économiques sont incertaines, commente Bernard Hensmans, Country Manager de

Monster Belgique
. Les collègues ont une incidence considérable sur l’épanouissement dans son travail, sur l’environnement de travail et sur l’évolution de la carrière. Il est dès lors rassurant de constater que la pratique visant à recueillir les honneurs du travail d’autrui est clairement l’exception et non la règle.

Robert Derumes


 


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