Les travailleurs et la sécurité de l'emploi

Confiance en la sécurité de l'emploiD’apres l’enquête semestrielle menée par Right Management Consultants, la confiance des travailleurs envers la sécurité de l’emploi reste pondérée en Belgique tout en progressant au niveau mondial.


Selon cette enquête "Career Confidence Index" menée dans 18 pays auprès de 9000 travailleurs à temps plein, l’indice de confiance atteint ce semestre (1er semestre 2006) un nouveau record à l’échelon mondial, pour atteindre 57, alors qu’il était de 54,6 en novembre 2005. Dans notre pays, l’indice global de confiance dans la sécurité de l’emploi est de 50,7, alors qu’il était de 48,2 il y a 6 mois.

A la question "Quelle est la probabilité que vous soyez licencié au cours de l’année à venir ?", 24,9% des collaborateurs belges (contre 19,2% en novembre 2005) répondent qu’ils pourraient perdre leur emploi dans les prochains 12 mois.

Quant à la question "Dans quelle mesure estimez-vous aisé ou difficile pour une personne ayant perdu son emploi de retrouver un emploi similaire avec un salaire équivalent ?", 69% (contre 77,4% en novembre 2005) des travailleurs belges interrogés répondent que celle-ci retrouvera difficilement un nouvel emploi.

Lynn Coutigny, General Manager Benelux chez Right Management Consultants : “Notre enquête indique que la crainte du licenciement a relativement augmenté en Belgique. Mais, par contre, davantage de Belges estiment qu’il sera plus facile de retrouver un emploi similaire avec maintien de leur salaire. C’est la raison pour laquelle l’indice de confiance global a légèrement augmenté dans notre pays. Le spectre du licenciement reste donc réel pour les personnes qui occupent actuellement un emploi, mais leur confiance augmente dans la possibilité de retrouver un travail dans des conditions financières équivalentes. Cette perception des personnes actuellement au travail peut s’expliquer par le fait que, dans un contexte économique plus positif, les entreprises continuent à devoir s’adapter à un marché sans cesse en mouvement".

Rappelons par ailleurs que le Baromètre Manpower signalait que les intentions d’embauche des entreprises restaient assez favorables pour le 2e trimestre 2006, en Belgique et dans le monde.

Les résultats en Europe…

L’indice de confiance continue de croître de manière constante dans l’ensemble de l’Europe, pour atteindre 57,2. Une hausse de quelques points par rapport au chiffre présenté en novembre de l’année passée (54). La Norvège redevient le pays le plus optimiste à l’échelle mondiale (75,7). Les Pays-Bas, comme la Belgique, ont augmenté de quelques points, ils atteignent un indice de 52,6. Nos voisins également sont moins nombreux à penser qu’il sera difficile de trouver un travail équivalent dans les 12 prochains mois. Le Royaume Uni a augmenté également son indice de confiance, passant de 50,3 à 52,2. Si la France reste relativement stable (49,9), l’indice a augmenté sensiblement au Danemark, en Allemagne et en Suisse, et descendu par contre en Espagne, en Irlande et en Italie.

… et dans le monde entier

Le niveau de confiance des travailleurs envers la sécurité de l’emploi a augmenté dans le monde entier, pour atteindre son niveau le plus haut depuis que Right Management Consultants a lancé son enquête en 2003. Dans la plupart des pays, les travailleurs sont modérément optimistes quant à la facilité de se repositionner suite à un licenciement. Les Japonais augmentent encore sensiblement leur indice de confiance, à 73,6, se rapprochant des résultats de la Norvège. Les Japonais et les Danois sont seulement 5% à craindre pour l’avenir de leur emploi. En Norvège, ils ne sont que 3,4 % à éprouver cette crainte.

Hong Kong marque une hausse conséquente de son indice de confiance (passant de 52,5 à 58,1) et les Etats-Unis passent de 47,3 à un indice 50. Les moins optimistes à l’échelle mondiale sont les Allemands (46,1) et les Italiens (47,7).

Robert Derumes


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