Le bien-être au travail des Belges n'a jamais été aussi bas!

 Securex Zebrazone a publié en début d'année 2004 son 5e rapport "ZebraBenchmark". C'est le résultat d'un sondage auprès d'un échantillon représentatif de 1000 Belges actifs. Ceux-ci ont été interrogés au sujet de leur satisfaction au travail et leur niveau de stress. Les premiers résultats ont donnés des résultats étonnants. Ainsi, la moitié des Belges souhaiteraient changer d'emploi.


Bien-être

Le début de la crise économique a fait diminuer l'indice de satisfaction de 6,79 sur 10 (été 2001) à 6,55 sur 10 (hiver 2002). Un an plus tard (printemps et été 2003), la satisfaction des Belges au travail remontait à 6,65 sur 10. C'est une conséquence directe de la crise économique. Beaucoup de gens étaient encore heureux d'avoir un boulot et acceptaient dès lors des conditions de travail moins intéressantes.

En 2004, la patience des Belges s'épuise. Le score de satisfaction baisse à 6,42 sur 10, le niveau le plus bas jamais atteint! Les travailleurs belges sont les moins heureux pour les compensations et avantages où le score descend à 5,45 sur 10. Ils estiment leur salaire plus bas que ce que d'autres gagnent pour un travail équivalent dans une autre entreprise et ne sont pas satisfaits non plus de la manière dont les augmentations de salaires sont appréhendées dans leur entreprise.

Mais les salaires et avantages ne sont pas les déterminants principaux pour le bien-être des travailleurs. Ce qui importe le plus pour être heureux dans son entreprise, c'est l'implication dans l'organisation de l'entreprise.

Les Belges sont le plus satisfaits du contenu de leur travail (7,09) et de l'équipe de travail et de leurs collègues (7,09). Là où la satisfaction est la plus importante, c'est dans un emploi qui est varié et auquel on peut s'identifier. Il est aussi important d'avoir des contacts sociaux hors et dans l'équipe et de travailler au sein d'une équipe motivée.


Changement d'emploi

46,73% des Belges interrogés veulent changer d'emploi. 21,98% pensent quitter l'entreprise à court terme et 24,75% à long terme. En 2003, ce chiffre a diminué. Seuls 34,6% des Belges interrogés souhaitaient quitter leur entreprise. Les causes de cette hausse sont principalement liées à l'entreprise et à la perception qu'en a le travailleur. L'enquête montre également qu'un redressement de l'économie n'aurait aucune influence sur le comportement du Belge.


Stress au travail

L'enquête de Securex ZebraZone portait également sur le niveau de stress au travail. Les questions étaient axées sur les facteurs favorisant l'augmentation du stress, sur sa diminution (les buffers) et sur les plaintes du personnel. Si l'on agit sur les facteurs du stress au travail, il est possible de réduire les plaintes.

On constate une légère augmentation des facteurs de stress par rapport à 2003. Le score de 4,98 sur 10 est devenu 5,09 sur 10. Le Belge est le plus stressé par ses supérieurs (5,63). Le 2e gros facteur de stress est le matériel avec lequel il travaille (5,54). Ces soucis de matériel conduisent parfois à de coûteuses pertes de temps pour effectuer son travail. Le travail lui-même (contenu du travail, horaires) a le plus grand impact sur les plaintes.

Les "buffers" sont les facteurs qui aident à réduire les effets des éléments stressant sur le travailleur. Un bon réseau social, de bons contacts avec les collègues et la hiérarchie et un bon équilibre entre la vie privée et professionnelle peuvent être considérés comme facteurs réducteurs de stress. Plus il y a de conditions réunies, mieux le travailleur est armé contre le stress. Les collègues sont les meilleurs "amortisseurs" contre le stress au travail. Ils travaillent à réduire le stress et sont bien considérés par les Belges.

Les plaintes sont les extériorisations physiques et psychologiques du stress. Elles rendent compte de la façon dont les travailleurs souffrent du stress. Ces manifestations de stress peuvent conduire à une baisse de la productivité et à un sentiment de mal-être. Le score pour ces plaintes est de 4,39 sur 10, le même qu'en 2003. Le TRA (Technologie related Anger) ou la réaction par rapport au matériel de travail est la plainte la plus régulière de stress. Le Belge est souvent gêné par le dysfonctionnement de son ordinateur, le matériel, les portes qui claquent, ...

Le stress ne diminue pas les prestations en général, mais peut faire baisser la qualité du travail.



P.W.
    

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