Tout savoir sur les coupons, les splits et les bonus

 Le revenu d'une action - appelé dividende - est variable d'une année à l'autre, contrairement au revenu d'une obligation - l' intérêt - qui est fixe. Traditionnellement, le dividende est représenté par un coupon que l'on découpe du titre, et que l'on porte au guichet d'une banque pour en recevoir le montant en espèces.


C'est aussi le cas de l'intérêt d'une obligation. Les titres au porteur ayant cependant tendance à disparaître en Belgique, de plus en plus souvent cette opération se concrétise désormais par une simple inscription en compte.


Une manipulation qui coûte cher

La disparition progressive des titres au porteur est le résultat d'une double pression : celle de l'Etat, qui n'aime pas ces titres car ils sont anonymes, et de ce fait peuvent donner lieu à de la fraude fiscale; et celle des banques, désireuses de réduire leurs frais de main-d'œuvre : la manipulation des coupons prend en effet beaucoup d'heures de travail à leur personnel.

Il n'empêche que, par habitude, on continue à parler de "coupons" pour désigner les dividendes distribués par une société.


Des titres gratuits

Il s'agit d'une partie de leurs bénéfices, ainsi répartie entre leurs actionnaires après qu'une autre partie ait été généralement mise en réserve pour leur permettre des investissements.

Certaines sociétés paient un acompte de dividende, appelé aussi dividende intérimaire, avant même que leur exercice, c'est-à-dire une année d'activité, ne soit terminé. Un solde de dividende, ou dividende final, est alors distribué après la fin de l'exercice. Les actionnaires ont ainsi l'avantage d'être payés 2 fois plus souvent qu'avec un dividende annuel. La plupart des sociétés américaines font même 4 paiements par an. On parle alors de dividendes trimestriels.

Il arrive que le dividende ne soit pas constitué d'argent, mais de nouvelles actions de la société. Il est alors question d'attribution gratuite, ou encore de bonus. Parfois, le dividende est optionnel : l'actionnaire peut choisir entre une répartition en espèces ou une rémunération en titres. Généralement, le seconde solution est préférée par les gens, car elle présente certains avantages fiscaux, et permet d'acquérir des titres de la société moins cher qu'à la Bourse. L'attribution dite gratuite prend une signification supplémentaire et toute différente lorsque la société ne distribue pas, par exemple, un titre nouveau pour dix anciens mais dix titres nouveaux pour un ancien.


Pour épargnants nécessiteux

On parle alors de division de l'action en dix, ou plus souvent de "split", un terme anglais.

Une société décide de pratiquer un split lorsque ses actions sont devenues très chères en Bourse, au point d'être rendues inaccessibles aux petits épargnants. On va par exemple diviser en 100 une action qui vaut environ 2.500 euros. Chaque action nouvelle ne coûtera plus dès lors qu'environ 25 euros, ce qui est à la portée de tout un chacun. Accessoirement, on constate que cent actions nouvelles atteignent bientôt, grâce à la loi de l'offre et de la demande, un prix global plus élevé que celui d'une action ancienne, ce qui est une bonne affaire pour les actionnaires anciens.

Une attribution gratuite d'actions nouvelles se traduit par une augmentation de capital, ce capital devenant plus volumineux sans apport extérieur, par incorporation de réserves existantes. Il y a aussi des augmentations de capital contre espèces. Pour financer ses investissements, l'entreprise propose à ses actionnaires d'acquérir des actions nouvelles à un prix plus avantageux que l'achat d'actions anciennes en Bourse. L'offre peut être étendue à d'autres gens, mais les actionnaires anciens jouissent d'un droit de préférence.


Sites utiles

Un glossaire de la Bourse
Un autre glossaire, très fouillé


Dominique Demain

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