Terminator is back

 La sortie du 3e épisode de "Terminator" est très attendue. Les deux premiers films ont rapporté un gros paquet d'argent, et ce sera probablement le cas également pour celui-ci. Petit résumé des épisodes précédents et petite introduction à Terminator 3. Le Terminator a tenu parole, puisqu'il promettait dans le numéro 2 : "I'll be back" !

The Terminator (1984)

Ce film n'était que le 2e réalisé par James Cameron. Ce film d'action à bas budget est devenu en un rien de temps un film culte et fit d'Arnold Schwarzenegger un véritable héros. Après cela, Arnie tourna comme "action hero" dans "Commando" (1985), "Raw Deal" (1986), "Predator" (1987), "The Running Man" (1987), "Red Heat" (1988), "Total Recall" (1990), "True lies" (1994)...

 L'histoire tourne autour d'une machine à tuer futuriste, le Terminator (Arnold Schwarzenegger) qui, en 2029, est renvoyé en l'année 1984 pour tuer une jeune femme répondant au nom de Sarah Connor (Linda Hamilton). En fait, cette femme est la future mère de John Connor, destiné à devenir le chef des rebelles et à sauver l'humanité. En 2029 vient en effet de se terminer une guerre nucléaire qui a tout détruit. Les ordinateurs se sont révoltés contre leurs concepteurs et veulent décimer l'humanité. John Connor est le seul qui peut faire basculer le résultat en faveur des hommes. C'est la raison pour laquelle on expédie un Terminator dans le temps, qui veillera à ce que John Connor ne naisse jamais. Mais John Connor envoie lui aussi un protecteur pour Sarah Connor. Kyle Reese (Michael Biehn) aidera Sarah dans sa fuite du dangereux robot.

Le film file à un tempo infernal avec des effets spéciaux éblouissants et des scènes de poursuite captivantes. Tout ceci placé dans un décor qui fait penser au "film noir" (obscurité, pluie). Le film date de 1984 et le domaine des effets spéciaux n'avait pas encore connu les bouleversements et l'énorme progrès apportés par l'informatique. Mais les effets spéciaux du film restent plutôt bons. Comme toujours dans ce genre de films, la fin est prévisible : le bien vaincra le mal et l'humanité sera (provisoirement) sauvée une fois de plus.


Terminator 2 : Judgment Day (1991)

Le succès phénoménal du premier film a naturellement mené à réaliser une suite. "I'll be back", Arnie l'avait déjà dit dans le premier film et il le redirait dans "Terminator 2". James Cameron a de nouveau assuré la réalisation. Cameron s'est fait une réputation grâce aux films d'action, avant de triompher aux Oscars avec Titanic.

 Cette fois-ci, Arnold Schwarzenegger joue à nouveau un Terminator, plus précisément de type T-800, mais il a été programmé par John Connor pour devenir le protecteur. On a également renvoyé un tueur dans le temps, un T-1000 (Robert Patrick), avec pour mission de liquider le jeune John Connor (Edward Furlong) adolescent.

Ce T-1000 est un modèle plus sophistiqué comprenant quelques nouveautés pour atteindre sa cible. Il peut notamment prendre la forme de toutes sortes d'objets et personnes avec lesquels il entre en contact. Et, bien entendu, il en fait grand usage durant le film.


L'histoire évolue dans le même sens que le premier film. Le protecteur et la victime essaient par tous les moyens de ne pas tomber dans les griffes du T-1000. Des poursuites spectaculaires, des explosions et de nombreux effets spéciaux font du film un spectacle très visuel. En cours de route, les deux fugitifs récupèrent la mère Sarah Connor, qui est enfermée dans un hôpital psychiatrique et volent un prototype chez Cyberdyne Systems, qui se trouvera à l'avenir à la base de la technologie qui peut provoquer le déclin de l'humanité. A la fin du film, au bout d'un combat fascinant, la lutte entre le bien et le mal se termine (provisoirement) par la victoire du bien.

Les effets spéciaux commandés par ordinateur de "Terminator 2" ont fait évoluer encore cette technologie. Cet épisode n'est pas un fade remake du premier film comme c'est malheureusement souvent le cas dans les suites.


Terminator 3 : Rise of the Machines

Le film a été montré en avant-première hors compétition au festival de Cannes. Il a été accueilli de manière mitigée aux Etats-Unis. Les fans sont bien sûr enthousiastes, mais les avis sont partagés.

C'est surtout autour du comédien Nick Stahl, qui a endossé le rôle de John, que les critiques circulent. Edward Furlong a refusé d'entrer à nouveau dans la peau de John Connor. Linda Hamilton qui a interprété dans les deux "Terminator" précédents le rôle de Sarah Connor, n'est également plus de la partie. Son personnage a été supprimé et on le mentionne dans le film. Arnold Schwarzenegger était, lui, tout à fait prêt à rempiler pour cette suite. Un épisode sans Arnie aurait d'ailleurs été impensable. James Cameron, le créateur de "Terminator", a transmis la mise en scène à Jonathan Mostow.

Le film est à nouveau une collection d'effets spéciaux époustouflants et de poursuites spectaculaires. Les critiques n'ont pas manqué de remarquer que l'histoire est moins originale et revient finalement à une répétition des films précédents, mais dans un nouvel emballage. Quelque chose manque. Les effets spéciaux risquent d'étouffer le film. On assiste à une succession de scènes d'action, sans une vraie ligne conductrice.

 L'histoire débute 6 ans après les faits qui se sont produits dans les films précédents, lorsque la fin du monde a été évitée de justesse. Celui qui s'attend à connaître le début de l'histoire, comme le suggère le titre, avec la révolte des machines contre les êtres humains sera déçu. On en parle seulement à la fin du film. Au début du film, Schwarzenegger entre à nouveau nu dans un bar, car il a de nouveau été renvoyé dans le temps pour protéger John Connor (maintenant plus âgé de quelques années et joué par Nick Stahl) contre un Terminator malin, le T-X qui veut l'assassiner. Le T-X est un robot féminin, joué par l'actrice norvégienne Kristanna Loken, et est une version encore plus sophistiquée des Terminators précédents. Le personnage d'Arnold Schwarzenegger parle beaucoup plus que dans les films précédents (certainement par rapport au premier "Terminator"). On a apparemment essayé de construire le film sur le succès des "I'll be back" et "Hasta la vista baby" de "Terminator 2".

John Connor et son ange gardien sont toujours en fuite et leur course les mène inévitablement au point où l'humanité doit être une nouvelle fois sauvée. Les portes sont ouvertes pour la suite, "Terminator 4", déjà attendu dans les salles.

"Terminator 3" est un film agréable à voir, même si le scénario reste une variation des épisodes précédents, avec des successions de scènes de poursuite et un combat final tourbillonnant.

Paul Willems
    

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