Un homme sur 3 confronté à des troubles de l'érection

En berne750.000 hommes belges entre 30 et 70 ans sont aux prises avec des troubles érectiles. A peine 26% d’entre eux abordent ces problèmes avec un médecin. Plus de 6 hommes sur 10 (66%) attendent un an ou plus avant de faire le pas. 87% d’entre eux souffrent de troubles érectiles modérés à sévères. La cause en est organique et peut donc être traitée dans 74% des cas.


Troubles érectiles : un défi pour le couple

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) décrit les dysfonctions érectiles comme l’impossibilité d’obtenir ou de maintenir une érection suffisante pour une activité sexuelle satisfaisante.

Les études montrent que la sexualité prend une place importante dans la vie de 82% des hommes belges. Pourtant, on n’entreprend pas grand-chose contre les troubles érectiles. 72% des hommes déclarent que c’est en raison de réticences. 18% estiment que c’est trop personnel. Pourtant, ces troubles de l’érection pèsent fort lourd, non seulement sur la vie émotionnelle de l’homme, mais surtout sur celle du couple.

Les difficultés de l’érection touchent la partenaire autant que l’homme. De tous les hommes qui voient un médecin, 89% ont une relation stable. Dans une consultation sur trois (28%) la partenaire est présente lors de la consultation et elle prend quasi aussi souvent l’initiative d’aborder les troubles de l’érection (41%).

Un tabou pour le médecin et le patient

La peur d’en parler domine: à peine 3 hommes sur 10 qui présentent des troubles érectiles en parlent à un médecin.

Même chez les médecins, les dysfonctions érectiles sont un point délicat à aborder de façon proactive. Divers indicateurs suggèrent la présence possible de troubles érectiles: stress, tabagisme, hypertension, hyperlipidémie ou certains types de traitements médicamenteux, explique le professeur Robert Andrianne, urologue au CHU Sart Tilman, à Liège. Même en présence de plusieurs indicateurs, le médecin prend rarement (dans 19% des cas seulement), l’initiative d’aborder ces problèmes. La réticence du généraliste n’incite pas les hommes à en parler.

Pour une érection optimale

La dureté optimale de l’érection est en relation positive avec le bien-être émotionnel et la satisfaction générale de l’homme. Les patients belges trouvent que la rigidité de l’érection est des plus importantes.

Plus la satisfaction du patient au sujet de la rigidité de son érection est importante, plus grande est sa satisfaction de sa vie sexuelle, de l’amour et du romantisme et de sa santé en général, fait remarquer le professeur Hubert Claes, urologue à l’UZ Gasthuisberg de la KULeuven et à la Clinique Saint-Jean à Bruxelles.

Il importe avant tout que le médecin et le patient puissent dialoguer d’une manière simple des troubles de l’érection. Un instrument pratique permettant d’évaluer les difficultés de l’érection est la Erection Hardness Scale (échelle EHS). Le trouble érectile peut être situé sur une simple échelle à 4 niveaux pour pouvoir commencer un traitement. La rigidité optimale de l’érection (degré 4) est alors l’objectif du traitement.

L’Internet, un lieu d’information
et d’éducation

Le besoin d’information est énorme: les hommes belges ne savent pas que les troubles érectiles sont souvent les précurseurs d’affections cardiovasculaires.

L’information au sujet des dysfonctions érectiles et de leur traitement est souvent insuffisante. 55% des hommes belges déclarent n’avoir jamais été informé au sujet des troubles érectiles.

Comme l’information et l’éducation par les canaux habituels est souvent délicate, l’Internet offre une information abondante. Les hommes et leur partenaire peuvent s’y informer en toute discrétion. Un test de l’érection (sur www.erecinfo.be) y est également disponible, à côté d’une information très vaste.

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Robert Derumes

            

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