Le sexe féminin en quelques mots

ChatteMadame, comment parlez-vous de votre sexe ? Et votre partenaire ? Utilisez-vous des termes quasi-médicaux, plus poétiques ou choisissez-vous une certaine trivialité ? A moins que vous ne soyez à court de vocabulaire pour évoquer la chose ? Alors lisez Patricia Vigerie : pas moins de 30 pages de son "Dictionnaire des gros mots" sont consacrées au sexe féminin.


Quand la femme se fait chatte

Les dictionnaires classiques parlent de "vulve pour l’ensemble des organes génitaux externes de la femme (et des femelles de mammifère). Dans la "vie courante", on a d’abord parlé de "chat" (au masculin) avant d’évoquer la "chatte". Celle-ci a donné lieu à des expressions aussi poétiques (!) que "laisser le chat aller au fromage" (pour évoquer une femme qui "coïte") ou "avoir la chatte à l’agonie" (être très exitée).

Cette image animalière est sans doute moins directe que des expressions comme "tarte aux poils" qui font également allusion à la fourrure féminine. La chatte a donné aussi "chagatte", "chattoune", "chattière", "minette" (d’où l’expression "faire minette" pour la pratique du cunnilinctus) ou "minet", "minou". Des termes sans doute plus gentils que l’évocation de la "moule".

D’autres préfèrent parler de "fente", de "cramouille", de "foufoune" ou "foufounette", de "fri-fri". Les amateurs de fruits donnent dans la "figue" ou l’"abricot".

Cresson ou persil

Le pubis se caractérise par sa "toison"... pubienne ! On parlera de "cresson" ou de "gazon" ("à brouter"), de "persil". Ou de "touffe", de "barbu". L’expression "tablier de sapeur" ou "de forgeron" décrit, elle, les toisons très fournies.

De la porte de devant au corridor d’amour

Le vagin, c’est étymologiquement une gaine, un fourreau, une enveloppe. C’est à la fois un orifice ("trou"), un contenant (d’où le "bénitier" qui accueille le "goupillon"). Si la dame est "chaude", on parlait par le passé d’"âtre", "four", "fournaise", "brasier".

Les poètes préfèrent parler de "temple", "sanctuaire", "chapelle", "cloître", "autel" ou, dans le genre bucolique, de "champ", "vallon", "jardin", "verger".

Mais le "paradis" ou la "salle des fêtes" ne sont pas toujours aisément accessibles, il est alors plus normal de parler de "fort", "forteresse", "citadelle".

Et puis il reste le "con"...

La clé du plaisir

Quant au clito(ris), sa forme (voire son usage) l’a amené à se faire baptiser du nom de "berlingot", "praline", "framboise" ou "fraise". Ou encore de "bouton" ("de rose").

  • Patricia Vigerie, "Dictionnaire des gros mots", Favre, Lausanne, 200, 320 pp.

Philippine Campener      


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