Holebis, d'autres sexualités

Amsterdam au soleil. De nombreux touristes. Un couple homosexuel masculin. Puis d'autres. Des femmes aussi. Cela fait "beaucoup" même pour Amsterdam. Sauf un jour de "Gay Pride" qui voit les holebis (homosexuels, lesbiennes et bisexuels) défiler sur les... canaux d'Amsterdam admirés par d'autres membres de la communauté arc-en-ciel et par des hétéros bienveillants.


"I don't like this" s'écrie une touriste américaine... qui n'arrêtera pas de mitrailler le cortège. Pourtant la parade hollandaise n'a rien d'agressivement provocant. Bien sûr, des corps souvent dénudés s'exhibent mais c'est plutôt fier (normal pour une "Pride"), bon enfant et souvent humoristique. Comme ce bateau surmonté de jeunes hommes portant (quasi uniquement) un petit tablier, un bonnet typiquement batave, des tresses blondes et tenant en mains une énorme tulipe de plastique tout en dansant sur une rengaine vantant Amsterdam.

Des clubs se manifestent : les basketteurs gays ou ce groupe mixte (hommes et femmes) de joueurs de tennis dont la chorégraphie est inspirée des mouvements de ce sport. Très applaudis, les pompiers gays ou les associations en lien avec Amnesty International ou la lutte contre le sida. 

Sur les bateaux comme dans la foule, ce sont les hommes qui sont les plus présents. Sans doute les plus "marqués" aussi même si tous n'adoptent pas le look cuir. Et puis le mouvement homosexuel a marqué la mode. Difficile quand il est seul de différencier un homo d'un hétéro qui aurait également adopté le look crâne rasé et tenue noire et/ou camouflée. Evidemment, la Gay Pride est le seul endroit où l'on peut côtoyer un gay de plus d'un quintal, au crâne rasé, ne portant qu'une veste sans manche en cuir... et un tutu. 

Dans la foule, parmi les spectateurs, ils ou elles se tiennent par la main, échangent des petits bisous, une main traîne sur une hanche ou sur une fesse... car chez ces gens-là, madame, on s'aime aussi.

Philippe Allard


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