Commerce équitable : le juste prix

Une famille belge sur trois achète des produits issus du commerce équitable. En acceptant de payer quelques euros de plus sur leur facture finale, ces consommateurs permettent à des producteurs de pays en voie de développement d'accéder à des conditions de vie meilleures.


Sur un paquet de café, un paysan équatorien décoche son plus beau sourire. En vendant leurs produits à un prix équitable, les petits producteurs peuvent non seulement subvenir à leurs besoins fondamentaux en matière d’éducation,  de santé, de logement. Mais aussi, investir dans des projets collectifs comme la création d’une école, d’un puits, d’un dispensaire. En garantissant au producteur des prix stables sur plusieurs années, le commerce équitable les met aussi à l’abri des spéculations des marchés et de ses conséquences désastreuses.

Un  prix plus juste pour le producteur ne signifie pas forcément que le consommateur doive casser sa tirelire. Selon une rapide enquête menée par

Equidurable.be
en 2009, sur un panier de 30 produits, 8 pouvaient même être trouvés à moindre coût dans le commerce équitable (dont le miel, le café, le thé, le sucre de canne) !

Si équitable n’est pas synonyme de bio, le commerce équitable défend généralement des valeurs de respect de l’environnement. Selon la coopération technique belge (CTB), un quart des aliments équitables sont labellisés bio et  15% supplémentaires sont cultivés selon les normes bios, mais ne sont pas labélisés à cause du coût de ces procédures.

En Belgique, les premiers magasins du monde ont été ouverts par Oxfam à la fin des années 70.  À l’origine, le commerce équitable s’inscrit dans une démarche militante. En achetant des produits aux populations locales, il s’agissait de soutenir les mouvements de décolonisation en Tanzanie et au Nicaragua.

Des Magasins du monde aux étals des supermarchés, le commerce équitable a fait un bout de chemin depuis. Le café, les bananes et le miel sont les principaux produits du commerce équitable achetés par les consommateurs belges. La filière s’ouvre aussi à la mode, au tourisme.

Si certains se réjouissent de ce succès de foule, d’autres se demandent si le commerce équitable ne risque pas d’y perdre son âme. Que penser par exemple des  multinationales qui labellisent un de leurs produits tout en continuant à vendre d’autres produits pour lesquels les travailleurs ont été exploités ?

Un des enjeux pour le commerce équitable dans le futur sera aussi de définir des normes claires et strictes. Au niveau belge, il n’existe pas encore de définition légale du commerce équitable. En attendant, le consommateur peut déjà se fier aux labels internationaux comme Max Havelaar, WFTO, Fair For life, Equitable Ecocert.

Une mine d’infos sur le sujet :

www.befair.be


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