Superadobe: l'habitat écologique ultra résistant

Ce dôme résiste aux séismes, inondations et autres catastrophes naturelles. Pour le construire, nul besoin de machines ou de grands moyens. Il suffit de sacs en polystyrène, de terre ou de sable et de fil barbelé. Une solution efficace et bon marché, accessible à tous, y compris dans les pays en guerre...


L'inventeur de cet habitat ultra-résistant, c'est Nader Khalili, un architecte d'origine iranienne qui s'était donné pour but de permettre aux pauvres et aux réfugiés de construire des maisons en utilisant la terre sous leurs pieds. C'est ainsi qu'est né le Superadobe.
Ce dôme est un abri facile à construire que l'on soit dans une zone sinistrée par un tremblement de terre, des inondations ou dans un pays en guerre. Nul besoin de machines ou de compétences particulières, la clé est le travail d’équipe. Avec un groupe d’une dizaine de personnes, une maison est construite en quelques jours, sans fatigue.
Le principe est simple: on commence par creuser les tranchées de la taille de l'abri souhaité. On remplit ensuite des sacs de propylène de terre ou de sable en tassant bien. On dispose le sac rempli de terre dans la fondation et voilà déjà un premier morceau du mur ! Il faut donc continuer à remplir d’autres sacs, les empiler et les faire tenir ensemble à l'aide de fil barbelé.
Lorsque la forme voulue est obtenue, on allume un grand feu à l’intérieur et une coquille de terre cuite se forme aussi résistante que du béton.

La climatisation? Elle est apportée par des ouvertures judicieusement placées dont une au sommet pour assurer un renouvellement naturel de l’air intérieur par convection. Les matériaux ne craignent pas les attaques d’insectes (dont celles des termites) ni des moisissures. Même en cas d’incendie, la combustion du polypropylène ne dégage pas de substances toxiques mais uniquement de l’eau et du gaz carbonique. Seul défaut de ces sacs: ils résistent mal aux ultraviolets. Pour contrer cela, il suffit donc de placer un bon revêtement externe.

Nader Khalili est décédé en 2008 mais ses enfants continuent à partager son savoir. Leur association, Cal-Earth, propose des stages à la construction du Superadobe. Beaucoup d'ex-stagiaires transmettent aujourd'hui leurs connaissances dans différents pays du monde comme la Mongolie, le Mexique, l’Inde, l’Iran, le Brésil, la Sibérie, le Chili, l’Afrique du Sud… Résultat: on trouve aujourd’hui des constructions en sac de terre dans le monde entier.

Les associations humanitaires ont utilisé la technique. Lors du séisme de 2002 au Pakistan qui a détruit des villes entières, le Haut-commissariat aux Réfugiés a bâti des Superadobes pour reloger rapidement les milliers de sans-abris.


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