Une vacherie pour le climat

L’avion, la voiture, le chauffage sont pointés  parmi les principaux coupables du réchauffement climatique. La surconsommation de viande l’est aussi mais dans une moindre mesure. Ses effets sur le climat sont pourtant dévastateurs !
 


Selon l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), on mange cinq fois plus de viande dans le monde aujourd’hui qu’il y a cinquante ans. Dans les pays développés, un habitant ingurgite en moyenne 80 kilos de viande par année. Un régime qui pourrait bien faire surchauffer notre planète.

Les micro-organismes présents dans le système digestif des ruminants (vaches, chèvres, mouton, etc.) produisent du méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO2. À chaque fois qu’une vache rote, elle contribue ainsi au réchauffement de la planète.

D’après les estimations de la  FAO, l’élevage est responsable de 37 % des émissions de méthane dans le monde. À cela, il faut aussi ajouter le protoxyde d’azote dégagé lors de la décomposition du fumier, un gaz à effet de serre bien plus dangereux encore que le méthane.

Gourmand en énergie, l'élevage du bétail aggrave aussi la déforestation, la dégradation des sols et la pollution des eaux. Pour produire un kilo de bœuf, il faut compter 7 à 10 kg de céréales, 18 000 litres d'eau potable et 5 à 10 fois plus de terre que pour obtenir la même quantité de protéines végétales.

L’industrie alimentaire étudie plusieurs pistes pour réduire les émissions de méthane chez les ruminants. Par exemple, en  sélectionnant des races « moins polluantes », en ajoutant des additifs dans le fourrage ou en créant des herbes génétiquement modifiées. Jouer ainsi les apprentis sorciers avec Dame Nature n’est cependant pas sans risques. Et, à supposer que ces techniques s’avèrent efficaces, elles ne résoudraient jamais qu’une partie du problème.

La solution la plus simple reste encore de réduire sa consommation de viande (et choisir du poulet plutôt que du bœuf). Selon une étude du WWF suisse : « en ne mangeant que trois fois de la viande par semaine (au lieu de tous les jours), une personne peut économiser quelque 600 kilos de CO2 par année. Une famille de quatre personnes peut donc éviter l’équivalent des émissions de CO2 d’une voiture de catégorie moyenne ».

Lire aussi la brochure « Gaz à effet de serre dans mon assiette » éditée par le Réseau action climat France :

www.rac-f.org/IMG/pdf/GES_assiette-planches2010.pdf


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