Le Botox vous déride

Le Botox s'impose-t-il?Les poisons ont toujours fasciné les sorciers, puis les médecins. Aujourd'hui, celui dont tout le monde parle, c'est la toxine botulique, commercialisée sous le nom de Botox. Le mythe de l'éternelle jeunesse se renouvelle sans cesse. Avant de sauter le grand pas du lifting, mais après l'échec des anti-rides et crèmes liftantes qui ne font plus d'effet, le nouveau remède miracle des chirurgiens esthétiques fait beaucoup parler de lui.


La toxine botulique

La toxine botulique est à l'origine du botulisme. C'est souvent une intoxication alimentaire qui est à l'origine de la maladie, notamment si des conserves ont été insuffisamment ou mal stérilisées. Elle provoque à terme une paralysie du système respiratoire et peut être mortelle dans 5% à 10% des cas.

C'est cette même toxine purifiée qui est utilisée en médecine et en chirurgie esthétique à l'heure actuelle. Elle entre dans le traitement des paralysies des cordes vocales ou d'autres troubles musculaires, ainsi que dans les cas de transpiration excessive. L'injection du Botox provoque une détente musculaire, les contractions cessent et les symptômes disparaissent.

En chirurgie esthétique

De même, en chirurgie esthétique, les rides dites d'expression sont désormais traitées à l'aide de la toxine botulique. Il s'agit des rides du front, du lion (entre les sourcils), des pattes d'oie. On peut également traiter le bas du visage, comme les petites ridules autour de la bouche mais on associe souvent d'autres méthodes et produits pour remplir les rides (la propre graisse du patient pour éviter des rejets ou filling, ou encore le collagène), car la paralysie du pourtour de la bouche est plus gênante que celle du front.

Le Botox est donc injecté dans les muscles du front ou de l'œil. Certains instituts de beauté proposent ces injections mais il est conseillé de s'adresser à un chirurgien esthétique. Plus la toxine est diluée et moins longtemps elle fera de l'effet, on compte entre 2 et 6 mois. Des retouches sont nécessaires deux à trois fois par an, ce qui doit être pris en compte dans le prix de départ (de 200 à 500 euros la piqûre).


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